Le ministre de l'Éducation, Haruna Iddrisu, a indiqué que le Ghana devra faire face à environ 6,1 milliards de dollars de paiements de service de la dette entre 2027 et 2029, un montant qu’il attribue aux accords de restructuration et aux émissions d’Eurobonds signés sous le gouvernement d’Alassane Akufo‑Addo.
Un fardeau de 6,1 milliards de dollars prévu pour 2027‑2029
Lors d’une interview sur la matinale de Joy FM le 13 octobre 2026, le député de Tamale South a rappelé que, selon une évaluation de l’International Monetary Fund (IMF), le Ghana devra mobiliser près de 6,1 milliards de dollars chaque année pour honorer ses engagements de dette au cours des trois prochaines années. Ce chiffre représente une part importante du budget national et risque de réduire la marge de manœuvre budgétaire du pays.
Origine du passif : la dette contractée sous le mandat d’Akufo‑Addo
Iddrisu a souligné que la majeure partie de ce service de la dette provient des restructurations et des Eurobonds négociés pendant la présidence d’Alassane Akufo‑Addo. Selon le ministre, ces opérations ont augmenté le volume de la dette extérieure, créant un poids financier qui persistera bien au-delà du mandat de l’ancien gouvernement.
Impacts sur les finances publiques et les projets de développement
Le ministre a mis en garde contre la contraction de l’espace budgétaire disponible pour le président sortant John Dramani Mahama. Les ressources qui auraient pu financer des projets d’infrastructure majeurs, l’éducation ou d’autres priorités du plan de développement risquent d’être détournées vers le service de la dette. Cette situation, selon lui, limite la capacité du gouvernement à soutenir la croissance économique et à répondre aux besoins sociaux.
Réactions politiques : le gouvernement Mahama face aux contraintes budgétaires
Haruna Iddrisu a également contesté les affirmations du Nouveau Parti Patriote (NPP) selon lesquelles il aurait assuré une meilleure gestion économique. Il a rappelé que les conséquences des emprunts et de la restructuration de la dette sous le précédent régime continuent d’alourdir la charge financière du pays. Le ministre a conclu que le gouvernement actuel doit désormais concilier le service de la dette avec les investissements indispensables aux services publics et aux mesures de relance économique.