Le Ghana abandonne le capital minimum pour la plupart des investissements étrangers, sauf dans le commerce, et mise sur sa position stratégique en Afrique pour attirer les capitaux. Une réforme présentée lors d’un forum aux États-Unis vise à moderniser son cadre d’accueil des investisseurs.
Fin du capital minimum pour les entreprises étrangères, sauf commerce
La Ghana Investment Promotion Authority (GIPA) a annoncé la suppression du capital minimum général pour les entreprises étrangères et les coentreprises, à l’exception des entreprises commerciales. Désormais, un investisseur étranger souhaitant créer une entreprise de commerce devra injecter au moins 500 000 dollars en capital social, tout en employant au moins 75 % de travailleurs ghanéens qualifiés. Ces ajustements s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, l’Act 1173 de 2026, adoptée pour rendre le pays plus attractif.
L’AfCFTA, levier stratégique pour les investisseurs
La GIPA a mis en avant la position du Ghana comme porte d’entrée vers le marché africain, grâce à l’Accord de libre-échange continental (AfCFTA), dont le secrétariat est basé à Accra. Les investisseurs établis au Ghana pourront ainsi accéder plus facilement aux marchés africains, renforçant l’attractivité du pays comme hub régional. Cette stratégie s’aligne sur les objectifs de diversification économique du gouvernement, au-delà des activités commerciales traditionnelles.
Un guichet unique 24h/24 pour accélérer les démarches
Pour simplifier les procédures, la GIPA a lancé un service d’enregistrement des investissements disponible 24 heures sur 24. Ce dispositif couvre les demandes d’immatriculation, de renouvellement et d’allocation de quotas, offrant un soutien immédiat aux entrepreneurs. Cette mesure s’ajoute aux efforts de modernisation du cadre réglementaire, visant à réduire les délais et les obstacles administratifs pour les investisseurs.
GIPA en mission de prospection aux États-Unis
Lors du forum Invest Fest 2026 à Atlanta, une délégation de la GIPA, dirigée par Manuela Adu, responsable du protocole, a présenté les opportunités d’investissement du Ghana. L’équipe, composée de responsables de la promotion des investissements et de relations publiques, a répondu aux questions des investisseurs et facilité des mises en relation avec des institutions locales. L’objectif était de concrétiser des partenariats et d’encourager l’implantation ou l’expansion d’entreprises au Ghana.