Le ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Forson, a engagé une série de consultations avec les ministères clés pour préparer un programme de transformation économique qui doit succéder à la phase de stabilisation du pays. Présentée comme la nouvelle étape de la stratégie gouvernementale, cette initiative vise explicitement la création d'emplois, la génération de richesse et une croissance tirée par la production nationale.
Du sauvetage budgétaire à la transformation productive
Devant le Parlement à l'occasion de la revue à mi-année de la politique fiscale 2026, Dr Forson a posé les jalons politiques du programme. Selon ses propos, la stabilisation n'était « jamais la destination, mais le prix d'entrée » à payer, et le Ghana « a payé ce prix ». Le ministre en déduit que l'heure est venue de bâtir une économie « qui ne se contente pas de résister aux chocs, mais qui crée des emplois, génère de la richesse et grandit sur la force de ce que le Ghana produit ».
Consultations avec le Commerce et l'Agro-industrie
Le ministre des Finances s'est rendu au ministère du Commerce, de l'Agro-industrie et de l'Industrie, où il a rencontré sa collègue Elizabeth Ofosu-Adjare, accompagnée de ses hauts fonctionnaires. La rencontre, à laquelle participaient le vice-ministre des Finances, le directeur général du ministère et plusieurs responsables, s'inscrit dans la préparation opérationnelle du futur programme. Le choix du Commerce et de l'Agro-industrie suggère que la transformation attendue passera par la valorisation des chaînes productives internes, même si le périmètre précis du plan n'a pas encore été détaillé.
Une enveloppe de 10 milliards de dollars en discussion
Le président John Dramani Mahama a annoncé que le programme s'appuiera sur un investissement de 10 milliards de dollars dans des secteurs stratégiques de l'économie. Le montant, qui n'est pas encore ventilé, devra être précisé dans les prochains mois. Les contours financiers et sectoriels du plan seront formellement présentés dans le budget 2027, attendu en novembre, ce qui en fera le véritable acte de lancement opérationnel de la « New Economy » annoncée par Accra.
Un calendrier politique serré
L'enchaînement entre la revue fiscale de mi-année, les consultations interministérielles et le budget de fin d'année dessine une séquence courte pour un programme présenté comme structurant. Avant novembre, le gouvernement devra arbitrer les secteurs prioritaires, le montage financier des 10 milliards de dollars et la cohérence avec les engagements macro-économiques hérités de la phase de stabilisation. La manière dont ces arbitrages seront rendus publics constituera le premier test concret de crédibilité de la nouvelle orientation.