Le poste de santé de Kounkané, situé dans le département de Vélingara, au Sénégal, est au cœur d’un conflit financier ayant entraîné des interpellations et des transferts judiciaires. Selon les informations rapportées, une gestion contestée des ressources a conduit à l’ouverture d’une enquête et à l’arrestation de plusieurs responsables.
Les tensions autour de la gestion du poste de santé remontent à plusieurs mois. Des habitants avaient signalé des dysfonctionnements dans l’administration des fonds, poussant la mairie de Kounkané à solliciter un audit externe. Le cabinet d’experts mandaté par la municipalité aurait évalué les recettes du poste de santé à 126 millions de FCFA, tandis que les dépenses déclarées par le Comité de santé s’élevaient à 83 millions de FCFA. Un écart de 37 millions de FCFA a ainsi été identifié, soulevant des questions sur la transparence des opérations financières.
L’enquête, confiée à la gendarmerie, aurait révélé des présomptions de surfacturations, des retraits de fonds non justifiés et l’absence de pièces justificatives pour certaines dépenses. Les investigations se sont concentrées sur les responsables ayant géré les finances, la pharmacie et l’administration du poste de santé. Plusieurs personnes, dont un ancien infirmier-chef, le dépositaire de la pharmacie, un ancien secrétaire exécutif et une responsable de la trésorerie, ont été interpellées. Selon le texte source, quatre arrestations ont été enregistrées.
Les mis en cause ont d’abord été déférés au parquet de Kolda avant d’être transférés au Pool judiciaire financier de Dakar. Les poursuites engagées portent sur un présumé détournement de deniers publics et une association de malfaiteurs. Cette transmission au Pool judiciaire financier s’explique par la nature des faits reprochés et le montant des fonds concernés. Les investigations se poursuivent pour établir la réalité des opérations financières, l’utilisation des fonds et le rôle de chaque personne impliquée.
Les personnes mises en cause restent présumées innocentes jusqu’à une décision judiciaire définitive. L’écart financier relevé par le cabinet d’expertise constitue le point central du dossier, mais il appartient à la justice de vérifier les justificatifs et d’identifier d’éventuels bénéficiaires de retraits irréguliers.