Gestion du parc automobile et des conseillers à l'Assemblée nationale : Abdou Mbow dénonce des irrégularités

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 2 lectures
Gestion du parc automobile et des conseillers à l'Assemblée nationale : Abdou Mbow dénonce des irrégularités

Le député Abdou Mbow a publiquement mis en cause la gestion des ressources matérielles et humaines de l'Assemblée nationale sénégalaise. Ses accusations portent sur l'affectation controversée des véhicules de fonction et sur le nombre jugé excessif de conseillers nommés auprès de la présidence de l'institution.

Détournement présumé des moyens de locomotion

Au cœur des critiques formulées par le député de l'Alliance pour la République (APR), la réaffectation des véhicules de service. Selon Abdou Mbow, les voitures initialement destinées aux membres du bureau et aux présidents de commission auraient été retirées pour être attribuées à d'anciens ministres désormais nommés conseillers. Cette pratique, selon l'élu, témoigne d'une gestion opaque des actifs de l'institution parlementaire au détriment des fonctions législatives prioritaires.

Contestation sur le statut et la rémunération des conseillers

Au-delà de la question logistique, Abdou Mbow s'interroge sur la pertinence et l'utilité des conseillers recrutés par la présidence de l'Assemblée. Il affirme que ces derniers bénéficient de rémunérations financées par les deniers publics sans pour autant justifier d'une présence physique ou d'un bureau au sein de l'hémicycle. Le député compare cette situation à une dérive administrative, soulignant qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait atteint un tel volume de collaborateurs, et pointe une responsabilité directe dans la mise en place de ce dispositif.

Tensions autour de l'équipement des députés de la 15e législature

Ces déclarations surviennent dans un climat de vive polémique concernant l'acquisition de nouveaux véhicules pour les députés de la 15e législature. Alors que le président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a assuré le 5 janvier 2026 que le marché public respecte scrupuleusement les procédures en vigueur sous la supervision de la questure, les avis divergent au sein de la classe politique. Si certains élus, comme Serigne Modou Guèye, défendent la nécessité de doter les représentants du peuple de moyens de travail adéquats, les critiques sur la transparence de ces dépenses publiques continuent d'alimenter les débats parlementaires.

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