Un chroniqueur sénégalais dénonce un gaspillage massif des fonds alloués à la Primature sous Ousmane Sonko, laissant à peine 4% du budget initial à son successeur. Une révélation qui soulève des questions sur la transparence et l’efficacité des dépenses publiques.
Les faits essentiels
Selon Badara Gadiaga, chroniqueur politique, l’ancien Premier ministre aurait consommé la quasi-totalité des 1,77 milliard de francs CFA alloués aux fonds politiques pendant son mandat. Sur cette période, il n’aurait laissé que 70 millions de francs CFA à son successeur, Al Aminou Lo, soit moins de 4% du budget initial. Le chroniqueur précise que ces dépenses auraient atteint en moyenne 12 millions de francs CFA par jour, un rythme qu’il juge incompatible avec les réalités socio-économiques du pays.
Pourquoi c'est important
Cette révélation met en lumière un décalage criant entre les discours officiels sur le Plan de redressement économique et social (PRES) et la gestion concrète des deniers publics. Badara Gadiaga souligne que ces fonds, théoriquement destinés à des actions gouvernementales, ont été dépensés à un rythme soutenu, sans que leur utilité ne soit clairement établie. Le contraste avec la situation des étudiants, comme celle d’Abdoulaye Ba, dont la bourse de 40 000 francs CFA n’a pas été versée, illustre une priorisation contestable des dépenses. Par ailleurs, le chroniqueur évoque un salaire mensuel de 300 000 francs CFA pour l’ancien chef du gouvernement au titre de ces fonds, un montant qui interroge sur l’équité dans l’allocation des ressources.
Ce qu'il faut surveiller
Plusieurs questions restent en suspens après ces révélations. D’abord, l’absence de détails sur la nature exacte des dépenses effectuées par Ousmane Sonko : quels projets ont été financés et avec quels résultats ? Ensuite, la réaction des autorités compétentes face à ces accusations, notamment sur les mécanismes de contrôle des fonds politiques. Enfin, l’impact de ces révélations sur la crédibilité du gouvernement actuel, alors que le pays fait face à des défis économiques majeurs. Une enquête indépendante pourrait être nécessaire pour clarifier ces allégations et rétablir la confiance dans la gestion publique.