Gbenga Olawepo-Hashim conteste la structure des prix du carburant au Nigeria et propose une baisse à 605 nairas

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Gbenga Olawepo-Hashim conteste la structure des prix du carburant au Nigeria et propose une baisse à 605 nairas

Gbenga Olawepo-Hashim, figure politique nigériane, remet en question la structure actuelle des prix du carburant dans le pays. Il soutient que le coût à la pompe pourrait être ramené à 605 nairas le litre en révisant la tarification du brut destiné au marché intérieur, qualifiant le débat sur les subventions d'artifice comptable.

Une remise en cause de la tarification du brut

Selon l'ancien candidat à la présidentielle, le prix élevé du carburant au Nigeria résulte d'une décision gouvernementale d'aligner les prix du brut destiné aux raffineries locales sur les cours internationaux. Pour M. Olawepo-Hashim, cette approche est une erreur stratégique. Il souligne que des pays producteurs comme l'Arabie saoudite ou le Koweït appliquent des politiques distinctes pour leur consommation intérieure, évitant ainsi de faire subir aux citoyens la volatilité des marchés mondiaux.

Le détail d'un calcul alternatif

Pour étayer sa proposition, l'homme politique s'appuie sur les données de la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPCL), qui estime le coût de production d'un baril de brut à environ 30 dollars. En ajoutant une marge de 15 dollars, 5 dollars pour le raffinage et 7 dollars pour le transport et l'assurance, il arrive à un coût total de 57 dollars par baril. Sur la base d'un taux de change de 1 400 nairas pour un dollar, il évalue le prix de revient à environ 501 nairas le litre. Le prix de 605 nairas qu'il préconise inclurait une taxe énergétique de 100 nairas destinée à financer le développement d'alternatives énergétiques.

Appel à la transparence et audit des coûts

Au-delà de la simple tarification, M. Olawepo-Hashim dénonce un manque de transparence dans la gestion du secteur pétrolier. Il soupçonne des pratiques de surfacturation au sein du système actuel et met au défi les autorités de rendre publics les chiffres réels de production. Pour lui, la fin des subventions, telle qu'elle est présentée par le gouvernement, ne repose pas sur une réalité économique objective mais sur une manipulation des données comptables. Il exhorte les parties prenantes à ouvrir leurs livres de comptes pour permettre un débat public fondé sur des faits vérifiables plutôt que sur des justifications administratives opaques.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.