À l'approche de l'échéance présidentielle de 2027 au Nigeria, le paysage politique de l'opposition se fragmente autour de lignes idéologiques divergentes. Gbenga Olawepo-Hashim, figure du parti Accord, a publiquement pris ses distances avec Peter Obi et Atiku Abubakar, dénonçant une vision conservatrice qu'il juge incompatible avec ses propres engagements.
Une fracture idéologique sur la gestion des ressources
Lors d'une intervention publique, Gbenga Olawepo-Hashim a catégorisé les forces d'opposition en deux blocs distincts. Il place Peter Obi et Atiku Abubakar dans une « aile politique conservatrice extrême », tandis qu'il revendique, aux côtés d'Omoyele Sowore et d'Adewole Adebayo, une orientation de centre-gauche. Pour Olawepo-Hashim, cette distinction n'est pas seulement sémantique : elle repose sur une approche divergente de la politique économique et sociale.
Le débat sur la subvention des carburants
Le point de friction majeur concerne la gestion des subventions sur les produits pétroliers. Olawepo-Hashim critique la position de Peter Obi, qui, selon lui, ne conteste pas le niveau élevé des prix à la pompe mais se concentre uniquement sur l'utilisation des revenus générés par la suppression des aides publiques. De son côté, Atiku Abubakar a formulé des propositions visant à restaurer une subvention ciblée. Olawepo-Hashim, fidèle à sa ligne, prône un régime de subventions protecteur pour les citoyens et les secteurs productifs, fondé sur une transparence accrue et une responsabilité accrue des décideurs.
Vers une coalition de centre-gauche
Au-delà des critiques, cette prise de position marque une volonté de structurer une alternative politique cohérente. Gbenga Olawepo-Hashim a confirmé l'existence d'un accord formel scellé à Port Harcourt entre lui-même, Omoyele Sowore et Adewole Adebayo. Cette alliance, rendue publique, vise à consolider un bloc politique se définissant comme plus « welfariste » et attentif aux conditions de vie des populations les plus vulnérables. Cette dynamique souligne la volonté de ces acteurs de ne pas être assimilés aux figures dominantes de l'opposition, dont les trajectoires et les programmes sont jugés trop éloignés des aspirations sociales qu'ils entendent porter pour 2027.