Gaza face à une crise économique sans précédent avec un PIB par habitant tombé à 58 centimes par jour

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Gaza face à une crise économique sans précédent avec un PIB par habitant tombé à 58 centimes par jour

La bande de Gaza traverse la crise économique la plus grave jamais enregistrée à l'échelle mondiale, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). L'effondrement des structures productives et la destruction massive des infrastructures ont réduit le PIB par habitant à 58 centimes de dollar par jour, plongeant la quasi-totalité de la population dans une précarité extrême.

Un effondrement productif et social total

Les données de la Cnuced révèlent une chute vertigineuse de 83 % du PIB par habitant par rapport à 2022. Cette dégradation est corrélée à une inflation galopante, le niveau des prix ayant bondi de 274 % sur la même période. Le tissu économique local a été quasiment anéanti : 92 % des établissements économiques ont été détruits, tandis que l'activité industrielle et la production agricole ont reculé de 94 %. Avec seulement 1,5 % des terres cultivables désormais exploitables, le territoire est devenu totalement dépendant de l'aide alimentaire internationale.

Le marché du travail et le secteur bancaire en péril

La crise a entraîné une perte massive d'emplois, laissant plus de 90 % de la population active sans aucune source de revenus. Cette situation fragilise dangereusement le système bancaire local, déjà sous pression. Pour maintenir un minimum de services, le gouvernement palestinien a recours à des emprunts massifs auprès des banques et puise dans les caisses de retraite, une stratégie jugée insoutenable par les experts de l'ONU. Le risque d'un effondrement bancaire total menace désormais de paralyser définitivement les transactions économiques restantes.

Des perspectives de reconstruction incertaines

Le coût du redressement est estimé à 71,5 milliards de dollars, un chiffre qui continue de croître à mesure que le conflit se prolonge. Si la Cisjordanie subit également des contraintes accrues liées à l'expansion des colonies et aux restrictions de circulation, la situation à Gaza est jugée bien plus critique. Selon les projections de la Cnuced, il faudra au moins une décennie pour que le territoire retrouve son niveau de PIB d'avant-guerre. L'organisation souligne qu'une inversion de cette dynamique de « dé-développement » nécessitera, après l'instauration d'un cessez-le-feu permanent, une mobilisation financière et technique internationale de grande envergure.

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