Garmin envisagerait le rachat de Moxy Monitor pour intégrer la mesure de l'oxygène musculaire à son écosystème

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 25 lectures
Garmin envisagerait le rachat de Moxy Monitor pour intégrer la mesure de l'oxygène musculaire à son écosystème

Le leader mondial des montres de sport Garmin pourrait franchir une étape majeure dans l'analyse de la performance physique en acquérant la société Moxy Monitor. Cette opération, rapportée par des sources spécialisées mais non encore officialisée, permettrait au constructeur américain d'intégrer la mesure précise de la saturation en oxygène musculaire (SmO2) à son offre technologique.

La technologie SmO2 au service de l'entraînement

Contrairement à la mesure de l'oxygène sanguin (SpO2) couramment disponible sur les montres connectées, la technologie développée par Moxy Monitor repose sur la spectroscopie proche infrarouge (NIRS). Le capteur, fixé directement sur un muscle spécifique comme la cuisse, évalue en temps réel la quantité d'oxygène utilisée par les tissus lors de l'effort. Cette donnée permet aux athlètes de déterminer avec précision leurs seuils d'endurance et d'optimiser les temps de récupération entre les séries, offrant une alternative concrète aux tests physiologiques réalisés en laboratoire.

Une stratégie tournée vers la donnée musculaire

L'intérêt de Garmin pour cette technologie s'inscrit dans une volonté d'approfondir ses capacités d'analyse biométrique. En février 2026, l'entreprise a déposé la marque « Muscle Battery », un algorithme conçu pour exploiter les données de saturation musculaire. Si Garmin est déjà capable de traiter les informations provenant de capteurs tiers via le protocole ANT+, l'acquisition de Moxy Monitor lui offrirait une expertise propriétaire, des protocoles de calibration éprouvés et une base de données terrain accumulée sur plusieurs années.

Les défis techniques d'une intégration grand public

L'intégration de cette technologie représente un défi industriel pour Garmin. La mesure de la SmO2 nécessite un contact direct et stable avec le muscle ciblé, ce qui exclut pour l'heure une lecture intégrée au poignet. Le matériel nécessite un boîtier déporté, dont l'usage reste aujourd'hui limité à une niche d'utilisateurs avertis en raison de sa sensibilité au placement et de la complexité de sa calibration. Si le rachat se confirme, l'enjeu pour Garmin sera de transformer ces capteurs spécialisés en outils plus accessibles et fiables pour les sportifs engagés, tout en surmontant les limites techniques actuelles du matériel.

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