Galamsey : le gouvernement ghanéen sous le feu des critiques pour son inaction face à l’orpaillage illégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Galamsey : le gouvernement ghanéen sous le feu des critiques pour son inaction face à l’orpaillage illégal

Le Ghana peine à endiguer l’orpaillage illégal, malgré les promesses des deux dernières administrations. Kofi Bentil, vice-président de l’IMANI Africa, dénonce une stratégie insuffisante du gouvernement actuel, alors que la crise environnementale s’aggrave.

Un bilan contrasté entre deux mandats

Kofi Bentil, figure influente du débat public ghanéen, dresse un constat sévère sur la lutte contre le galamsey, l’orpaillage illégal qui ravage les écosystèmes du pays. Selon lui, l’administration d’Akufo-Addo, bien que finalement inefficace, avait au moins tenté de s’attaquer au problème avec des mesures visibles. À l’inverse, le gouvernement actuel, en place depuis 2021, serait resté en retrait, se contentant d’actions ponctuelles sans impact structurel.

NAIMOS, une réponse jugée dérisoire face à l’ampleur du fléau

Le Secrétariat national des opérations anti-orpaillage illégal (NAIMOS), créé pour coordonner la répression, est pointé du doigt par Bentil. Ses moyens seraient largement insuffisants au regard de l’ampleur du phénomène. L’expert souligne un décalage criant entre le nombre d’arrestations – bien inférieur à celui des mineurs illégaux actifs – et l’urgence de la situation. Pour lui, la stratégie actuelle, fondée sur des opérations ciblées, ne suffit pas à inverser la tendance.

Environnement et économie : les deux fronts négligés

Bentil met en lumière deux dimensions critiques du galamsey : la destruction des écosystèmes et les intérêts économiques qui freineraient une réponse plus ferme. Les cours d’eau et les terres arables, gravement affectés, nécessitent une approche globale combinant répression et restauration des sols. L’expert s’interroge également sur l’influence des lobbies aurifères dans la modération des politiques publiques, un sujet qui, selon lui, mérite un examen approfondi.

Vers une refonte radicale de la stratégie anti-galamsey ?

Face à l’échec répété des mesures actuelles, Bentil plaide pour une révision fondamentale de la politique minière. Il propose notamment de prioriser la réhabilitation des terres dégradées et de mettre en place des indicateurs mesurables pour évaluer l’efficacité des actions. Sans une telle refonte, le Ghana risque de voir la crise s’aggraver, avec des conséquences irréversibles sur son agriculture et ses ressources hydriques.

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