À 40 ans, jour pour jour, Gaël Monfils a transformé son anniversaire en un spectacle tennisistique, s’imposant avec panache face au Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo à l’US Open. Une victoire qui marque l’histoire du Grand Chelem et confirme l’aura unique du Français sur les courts.
Un anniversaire sous les projecteurs du Louis-Armstrong
Le court Louis-Armstrong de Flushing Meadows est devenu, mardi, le théâtre d’une performance historique. Gaël Monfils, 40 ans et 311e mondial, y a célébré son anniversaire par une victoire en quatre sets (2-6, 6-1, 6-2, 6-0) contre Adolfo Daniel Vallejo, 60e mondial et de 18 ans son cadet. Ce succès fait de lui le troisième quadragénaire à remporter un match en simple masculin à l’US Open, après Ken Rosewall (1977) et Jimmy Connors (1992). Une performance qui dépasse le cadre sportif pour incarner la persévérance et le spectacle.
De la tension initiale au showman assumé
Le début de match a révélé les doutes du Français, conscient de l’enjeu et de son âge. « J’ai senti beaucoup de tension au premier set, je me tiens très haut. Je n’ai pas un réservoir de malade à mon âge », a-t-il confié en conférence de presse. Pourtant, dès la deuxième manche, Monfils a basculé dans son registre habituel : un jeu spectaculaire, des coups gagnants, et une interaction électrisante avec le public new-yorkais. Les drapeaux tricolores, les pancartes et les chants en son honneur ont transformé le stade en une arène à son image.
Un public en liesse et un adversaire réduit au silence
Le Paraguayen, submergé par l’énergie du Français, n’a pu rivaliser. Monfils a breaké rapidement dans les trois dernières manches, affichant une efficacité redoutable au service (79% de points gagnés en première manche contre 57% pour Vallejo). Le dernier set s’est conclu sur un jeu blanc, couronné par un ace, scellant une domination totale. Le stade lui a même offert un « joyeux anniversaire » en chœur, avant de lui réserver une standing ovation pour son prochain adversaire, l’Américain Learner Tien (15e mondial).
Un baroud d’honneur qui s’annonce encore long
Cette victoire n’est qu’une étape pour Monfils, qui vise désormais le Masters 1000 de Paris avant sa retraite. « On en garde pour le tour suivant », a-t-il lancé, sous les applaudissements. New York, où il a déjà marqué l’histoire avec des matchs légendaires contre Federer ou Djokovic, lui offre une nouvelle page à écrire. À 40 ans, le Français prouve que le tennis, comme la vie, se savoure avec panache et détermination.