À 40 ans, Gaël Monfils a transformé son anniversaire en un moment historique à l'US Open. Le Français, 311e mondial, a battu Adolfo Daniel Vallejo (60e) 2-6, 6-1, 6-2, 6-0 pour entrer dans le deuxième tour, devenant ainsi le troisième quadragénaire à remporter un match en Grand Chelem masculin après Ken Rosewall et Jimmy Connors.
Un retour en forme sous les cris du public new-yorkais
Le parcours de Monfils à Flushing Meadows a toujours été marqué par une relation fusionnelle avec les spectateurs. En 2016, il avait atteint les demi-finales sans perdre un set, tandis qu’en 2014, il avait frôlé l’exploit face à Roger Federer après avoir mené deux sets à zéro et obtenu deux balles de match dans le quatrième set. Mardi, le stade Louis-Armstrong a vibré pour lui comme pour une rockstar, avec des drapeaux tricolores et des pancartes personnalisées, dont une revisitant la célèbre citation de Mohamed Ali : *« Vole comme le papillon, pique comme Monfils »*.
Une victoire laborieuse, mais salvatrice
Malgré un début de match hésitant, marqué par des erreurs et une tension palpable, Monfils a su se reprendre. *« J’ai senti beaucoup de pression au premier set, je me tiens très haut. À mon âge, je n’ai pas un réservoir d’énergie illimité »*, a-t-il confié en conférence de presse. Le public, en retour, lui a offert une standing ovation et un joyeux anniversaire chanté, saluant ainsi son engagement. *« Vous rendez l’atmosphère électrique à chaque fois. On en garde pour le tour suivant »*, a-t-il lancé, visiblement ému.
Arthur Géa, la relève française en marche
À seulement 21 ans, Arthur Géa (87e mondial) a également franchi le cap du premier tour en dominant Juan Manuel Cerundolo (45e) 6-3, 2-6, 3-6, 6-3, 6-1. Entré dans le top 100 en août après une ascension fulgurante depuis la 244e place fin 2023, le Vauclusien refuse de s’arrêter là. *« Ce n’est pas encore une réussite, mais c’est un bon début »*, a-t-il tempéré, tout en reconnaissant une progression rapide cette saison. Son objectif ? Aller plus loin dans le tournoi.