Dans le cadre de sa campagne pour l'élection présidentielle, Gabriel Attal, candidat pour le parti Renaissance, a esquissé une nouvelle doctrine stratégique pour la France au sein de l'Union européenne. Il propose de faire de l'Hexagone la puissance protectrice du bloc, en s'appuyant notamment sur sa capacité de dissuasion nucléaire.
Une ambition de leadership sécuritaire
La proposition de Gabriel Attal s'inscrit dans une volonté de renforcer l'autonomie stratégique de l'Europe face aux instabilités internationales croissantes. En se positionnant comme la « nation protectrice » de l'Union, la France chercherait à offrir une garantie de sécurité plus directe à ses partenaires européens. Cette vision implique une mutation profonde du rôle de la dissuasion française, traditionnellement conçue pour protéger les intérêts vitaux de la France, vers une dimension plus collective et européenne.
L'intégration dans un projet européen global
Cette réflexion sur la défense ne constitue qu'un volet d'un programme plus large porté par le candidat. Gabriel Attal lie explicitement cette ambition sécuritaire à un projet de construction des « États-Unis d'Europe ». Selon lui, cette intégration ne doit pas se limiter à la sphère militaire, mais doit également englober des dimensions économiques, technologiques et écologiques. L'idée est de créer un bloc européen capable de peser davantage dans les rapports de force mondiaux tout en assurant une protection commune à ses citoyens.
Défense des intérêts et solidarité avec l'Ukraine
Le candidat a également réaffirmé la nécessité pour la France de maintenir une posture ferme face aux menaces extérieures. Il a souligné que la défense des intérêts nationaux est intrinsèquement liée au soutien apporté à l'Ukraine. Cette position reflète une lecture de la situation géopolitique actuelle où la sécurité du continent européen est perçue comme un tout indissociable. En liant la protection de l'Union européenne à la question ukrainienne, le candidat place la solidarité continentale au centre de sa stratégie de défense, tout en soulignant l'importance de la dissuasion comme pilier de cette stabilité.