Le Gabon s’engage à mettre fin aux délestages d’ici 2027, malgré un secteur de l’eau et de l’énergie miné par des infrastructures dégradées, des tarifs élevés et une dette colossale. Le ministre Philippe Tonangoye expose sa stratégie de redressement dans un contexte de transition politique et économique.
Un secteur au bord de l’effondrement
Infrastructures vieillissantes, coûts prohibitifs et endettement massif : le Gabon fait face à une crise structurelle dans son approvisionnement en eau et en électricité. Ces dysfonctionnements, dénoncés par le chef de l’État lors de son discours du 16 août, pèsent lourdement sur l’économie et la vie quotidienne des Gabonais. Les coupures récurrentes, qui touchent aussi bien les ménages que les entreprises, illustrent l’urgence d’une réforme profonde du secteur.
Une feuille de route ambitieuse pour 2027
Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, promet de « tourner la page des délestages » d’ici trois ans. Sa stratégie repose sur plusieurs leviers : modernisation des infrastructures, renégociation des tarifs et réduction de la dette. L’objectif est double : rétablir un service continu et rendre le secteur viable économiquement. Le ministre reconnaît les défis, mais insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour éviter une aggravation de la crise.
Transition politique et enjeux économiques
Ce plan s’inscrit dans un contexte de transition politique, marquée par la volonté de diversifier l’économie gabonaise, encore largement dépendante des hydrocarbures. La relance du secteur énergétique est présentée comme un pilier de cette transformation. Cependant, la réussite du projet dépendra de la capacité du gouvernement à mobiliser des financements et à attirer des investisseurs, dans un environnement où la confiance des acteurs économiques reste fragile.
Quelles perspectives pour les Gabonais ?
Si le calendrier de 2027 est maintenu, les ménages et les entreprises pourraient enfin bénéficier d’un approvisionnement stable. Mais la mise en œuvre du plan soulève des questions : comment seront financés les investissements ? Quels mécanismes seront mis en place pour éviter une nouvelle accumulation de dettes ? Autant de points à suivre dans les mois à venir, alors que le Gabon tente de concilier urgence sociale et équilibre budgétaire.