Le gouvernement gabonais a officiellement lancé la première phase d’indemnisation de 79 familles dont les habitations ont été impactées par les travaux d’aménagement routier à Akémi-Ndjogoni et à la Baie des Cochons, à Libreville. Un montant global de 560 millions de francs CFA a été alloué, avec des compensations pouvant atteindre 47 millions de FCFA par foyer.
Une opération d’indemnisation en deux temps
Cette première phase concerne la remise de titres de paiement aux bénéficiaires, qui devront se présenter au Trésor public pour percevoir les fonds. Les dossiers de la seconde phase, toujours en cours d’examen, seront traités après validation des procédures administratives. À la Baie des Cochons, cette démarche fait suite à plusieurs mois de concertation avec les habitants, initiée dès juin par le ministre du Logement.
Un accompagnement social intégré aux projets urbains
Le processus d’indemnisation s’inscrit dans une logique d’accompagnement des populations affectées par les emprises routières, incluant l’identification des ayants droit, le traitement des situations foncières et le suivi des indemnisations. Cette approche reflète la volonté présidentielle d’intégrer une dimension sociale aux projets de modernisation urbaine, comme l’a rappelé le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguéma.
Des montants variables selon l’impact des travaux
Les compensations attribuées varient en fonction de l’évaluation des habitations et des biens immobiliers concernés. Certains propriétaires pourraient recevoir jusqu’à 47 millions de francs CFA, tandis que d’autres bénéficieront de montants proportionnels à l’étendue des dommages subis. Les titres de paiement, une fois présentés, permettront aux familles de percevoir les fonds directement auprès des services du Trésor public.
Un suivi des travaux et des préoccupations locales
Parallèlement à l’indemnisation, les travaux d’aménagement routier se poursuivent dans les deux quartiers. Une visite de terrain en juillet avait permis au ministre du Logement de constater l’avancée des chantiers et de recueillir les préoccupations des populations encore affectées. À Akémi-Ndjogoni, la même méthode d’accompagnement est appliquée pour garantir une prise en charge équitable des familles concernées.