Fusillade sur le fleuve Congo : la société civile interpelle Brazzaville et Kinshasa sur le sort des agents disparus

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 88 lectures
Fusillade sur le fleuve Congo : la société civile interpelle Brazzaville et Kinshasa sur le sort des agents disparus

Plus d'une semaine après l'affrontement nocturne entre patrouilles fluviales à Makotimpoko, sur le fleuve Congo, la société civile congolaise interpelle les gouvernements de Brazzaville et de Kinshasa. Elle exige des explications sur le sort de deux agents des forces de l'ordre portés disparus et une réparation pour deux collègues séquestrés et blessés.

Un accrochage entre patrouilles congolaises au cœur de la nuit

Dans la nuit du 26 au 27 août, deux patrouilles fluviales – l'une venue du Congo-Brazzaville, l'autre de la RDC – se sont affrontées sur le fleuve au niveau de Makotimpoko. Bilan : quatre agents de la force publique du Congo-Brazzaville ont été pris en otage par les forces armées de la RDC, dont deux séquestrés temporairement puis relâchés, et deux autres toujours recherchés. Roch Euloge Nzobo, coordonnateur du Cercle des droits de l'homme et du développement, dénonce des « traitements cruels, inhumains et dégradants » infligés aux agents, y compris via leur diffusion sur les réseaux sociaux.

Des demandes d'éclaircissements adressées aux deux gouvernements

La société civile refuse que « les victimes et leurs familles soient sacrifiées pour préserver les bonnes relations entre les deux voisins ». Elle appelle Brazzaville à exiger de Kinshasa que les corps des deux agents disparus soient retrouvés et remis à leurs proches pour des obsèques dignes, et que les deux agents blessés reçoivent une indemnisation à la hauteur du préjudice subi. La question de la transparence des deux capitales sur les circonstances exactes de l'incident est au cœur de cette interpellation.

Une visite du Premier ministre et un signal politique

Les deux agents blessés ont été hospitalisés à l'Hôpital central des armées de Brazzaville, où le Premier ministre Anatole Collinet Makosso s'est rendu le 29 août. En début de semaine, devant la commission défense et sécurité de l'Assemblée nationale, les ministres de la Défense et de l'Intérieur ont qualifié l'épisode d'« incident regrettable », condamné les « images humiliantes » diffusées et rappelé que plusieurs îles du fleuve, officiellement congolaises, sont habitées par des ressortissants de RDC « dans un esprit de bon voisinage ». Le ministre de la Défense a affiché la volonté du gouvernement de privilégier le dialogue, sans préciser à ce stade les suites opérationnelles ni les suites données à la demande de retrouver les disparus.

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