Des responsables iraniens et étrangers se sont recueillis vendredi 3 juillet devant le cercueil de l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, exposé dans un complexe religieux de Téhéran pour des funérailles nationales. Quatre mois après sa mort, survenue le 28 février dernier au premier jour d’un conflit armé, son corps a été transféré dans ce lieu pour y être exposé.
Aux côtés du cercueil d’Ali Khamenei reposent ceux de ses proches, également tués lors d’une attaque contre sa résidence à Téhéran. Parmi eux figurent une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille.
Le chef des Gardiens de la révolution, Ahmad Vahidi, a été l’un des premiers à rendre hommage. Son retour en public marque une première depuis le début des hostilités. Figure majeure du régime, Ahmad Vahidi cumule une carrière militaire, politique et stratégique. Ancien négociateur avec les États-Unis dans les années 1980, il a occupé des postes ministériels sous deux présidents conservateurs. Recherché par Interpol pour son implication présumée dans un attentat en Argentine en 1994, il est également sous sanctions internationales pour son rôle dans la répression de mouvements contestataires.
La succession d’Ali Khamenei a été assurée par son fils, Mojtaba Khamenei, nommé début mars. Blessé lors des frappes ayant coûté la vie à son père, ce dernier n’est pas apparu en public et communique uniquement par des déclarations attribuées. Sa présence parmi les hommages n’a pas été confirmée.