Un drone russe a frappé le bâtiment central du Service de sécurité d'Ukraine (SBU) à Kiev, vendredi 4 septembre, selon des journalistes de l'AFP présents sur place et le président Volodymyr Zelensky. Le chef de l'État assure que l'appareil visait « directement » le bureau du chef des services, en plein cœur de la capitale ukrainienne.
Une frappe ciblée au cœur du pouvoir sécuritaire
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé sur X que « malheureusement, un drone russe a frappé le bâtiment central du Service de sécurité de l'Ukraine ». Selon ses déclarations, le drone « visait directement » le bureau du chef du SBU, installation située dans le centre de Kiev. Cette attaque par drone contre un édifice emblématique des services de renseignement marque une nouvelle étape dans la stratégie de ciblage russe à distance de la capitale ukrainienne.
Un contexte de tensions internes au sein du renseignement
Cette frappe intervient alors que Zelensky avait annoncé, la veille, l'ouverture d'une enquête après une fusillade entre agents de services de renseignement rivaux. Le chef de l'État avait alors exigé que « la vérité soit établie », signe d'une volonté de reprendre la main sur des appareils de sécurité parfois concurrents. Le ciblage du siège du SBU, en pleine période de recadrage interne, pourrait traduire une tentative de Moscou d'exploiter ces fragilités institutionnelles.
Une série d'attaques qui pèse sur Kiev
Cette frappe s'inscrit dans un cycle d'attaques russes répétées contre la capitale et sa région. Début septembre, des frappes de missiles avaient déjà fait plusieurs morts en visant notamment un dépôt ferroviaire à Kiev. La multiplication des frappes, parfois meurtrières pour les civils, parfois ciblant des bâtiments officiels, illustre la stratégie russe de pression continue sur les infrastructures et les institutions ukrainiennes. La portée exacte de l'impact sur les opérations du SBU et un éventuel bilan humain dans l'enceinte du bâtiment restent à préciser dans les prochaines heures.