À l'approche de l'échéance présidentielle de 2027, l'ancien chef de l'État François Hollande s'inscrit dans une dynamique de proposition politique sans pour autant officialiser sa candidature. En revendiquant une ligne social-démocrate et centriste, il cherche à se positionner au-delà des clivages traditionnels, tout en réservant sa décision finale pour le mois de décembre.
Un recentrage sur les réformes sociales
Sur la question sensible des retraites, François Hollande s'éloigne des positions de la gauche radicale. Bien qu'il ait contesté la réforme portant l'âge de départ à 64 ans, il propose désormais un compromis fixant cet âge à 63 ans. Cette approche s'accompagnerait d'une modulation de la durée de cotisation, indexée sur les évolutions démographiques et l'espérance de vie, marquant une volonté de pragmatisme budgétaire.
Arbitrages économiques et fiscalité
Le projet économique esquissé par l'ancien président repose sur un équilibre entre le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité des entreprises. Pour augmenter les salaires nets, il suggère une réduction des cotisations salariales, dont le financement serait assuré par une hausse progressive de la TVA, portée de 20 % à 24 %. En matière fiscale, il se distingue également de ses alliés politiques en rejetant la taxe Zucman sur les très hauts patrimoines, préférant cibler spécifiquement les fortunes supérieures à 10 millions d'euros.
Le choix d'une écologie industrielle
Rejetant les thèses de la décroissance, François Hollande prône une « écologie productive ». Sa vision repose sur des leviers technologiques et industriels concrets, tels que l'accélération de l'électrification, la rénovation énergétique massive du parc immobilier et le développement du nucléaire civil via la construction de nouveaux réacteurs de type EPR.
Le calendrier d'une décision politique
Malgré la publication prochaine d'un ouvrage détaillant sa vision et ses prises de position publiques, François Hollande maintient une posture de retrait vis-à-vis de la primaire socialiste. Sa candidature demeure conditionnée à l'évolution du paysage politique français et à sa capacité à incarner, d'ici la fin de l'année, une force de rassemblement capable de porter cette ligne politique singulière.