Cinq ans après le scandale initial autour du logiciel espion Pegasus, une nouvelle enquête publiée en juillet 2026 relance les interrogations sur son utilisation présumée par des États. Le consortium Forbidden Stories, à l’origine des révélations, met en lumière des éléments inédits concernant la France et le Maroc. Selon le texte source, l’enquête suggère que la France aurait envisagé l’acquisition de Pegasus à un moment où des ministres français auraient été ciblés par ce même outil.
Cette affaire prend une dimension particulière dans le contexte des relations franco-marocaines. Le Premier ministre français était en visite officielle au Maroc au moment de la publication des révélations. Le pays maghrébin est déjà pointé du doigt depuis 2021 pour une utilisation présumée de Pegasus contre des personnalités, tant françaises que marocaines. Ces nouvelles informations « posent la question de la franchise des discussions entre la France et le Maroc », selon les propos rapportés par le fondateur de Forbidden Stories.
Le logiciel Pegasus, développé par une entreprise israélienne, est au cœur de plusieurs controverses depuis son apparition sur la scène internationale. Ses capacités d’intrusion dans les appareils mobiles en font un outil redouté, capable de récupérer des données sensibles sans que l’utilisateur n’en ait conscience. Les révélations successives ont déjà entraîné des enquêtes judiciaires et des tensions diplomatiques dans plusieurs pays.
Cette nouvelle enquête intervient dans un contexte où la transparence sur l’utilisation des outils de surveillance numérique reste un enjeu majeur. Les États sont régulièrement accusés d’utiliser ces technologies pour espionner des opposants, des journalistes ou des responsables politiques. Les révélations de 2021 avaient déjà mis en lumière des cas présumés d’espionnage impliquant des pays africains, renforçant les débats sur la régulation de ces pratiques.
Les implications de ces nouvelles informations dépassent le cadre bilatéral franco-marocain. Elles soulèvent des questions plus larges sur la gouvernance des technologies de surveillance et leur impact sur les droits fondamentaux. Les acteurs impliqués dans ces affaires, qu’ils soient États, entreprises ou organisations internationales, restent sous surveillance accrue.