L'inflation française a de nouveau accéléré en juillet, principalement sous l'effet des prix de l'énergie, et les consommateurs eux-mêmes constatent la pression sur leur budget. La rentrée s'annonce marquée par plusieurs hausses attendues, du gaz aux produits frais, en passant par les carburants.
Une inflation qui repart à la hausse
En juillet, l'inflation en France a atteint 2,1 % sur un an, selon les données relayées par un sondage Elabe pour BFMTV. La progression est notamment portée par les prix de l'énergie, qui restent un facteur structurel de la hausse du coût de la vie malgré la décrue amorcée ces derniers mois. Ce chiffre confirme que le retour à une inflation basse n'est pas encore acquis pour les ménages.
Des arbitrages de plus en plus serrés chez les Français
Le sondage Elabe met en lumière l'état d'esprit des consommateurs à l'approche de septembre. Selon l'enquête, seul un Français sur cinq déclare ne pas se serrer la ceinture, signe d'une prudence budgétaire largement répandue. Les arbitrages se font sur l'alimentation, les transports et l'énergie, trois postes qui concentrent une part importante du budget des ménages modestes et moyens.
Ce qui pèse le plus à la rentrée
Plusieurs postes de dépenses reviennent en force avec la rentrée. Les prix du gaz, des fruits et légumes, ainsi que des carburants, sont identifiés comme les points de tension les plus visibles pour les consommateurs. À cela s'ajoute la perspective de la reprise des trajets domicile-travail et de la rentrée scolaire, qui mécaniquement alourdit les dépenses contraintes des familles.
Un moral des ménages sous surveillance
La conjonction d'une inflation qui redémarre et d'une rentrée coûteuse pose la question du moral des ménages pour les derniers mois de l'année. Si la pression se prolonge, les arbitrages de consommation pourraient se durcir, avec un impact direct sur certains secteurs comme la restauration, l'habillement ou les loisirs. La trajectoire des prix de l'énergie, très dépendante du contexte international, restera l'un des indicateurs clés à suivre dans les semaines à venir.