La France maintient une position attentiste concernant la désignation de son candidat pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Interrogée sur l’éventuelle candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall, l’ambassadrice de France au Sénégal a confirmé que Paris n’avait pas encore arrêté son choix.
Dans un entretien réalisé depuis la résidence de France à Dakar, l’ambassadrice Christine Fages a précisé que la France se trouvait encore dans une phase d’observation. « C’est encore un peu tôt dans le processus pour savoir sur quel candidat la France va se déterminer », a-t-elle déclaré. Elle a également indiqué que le président français avait déjà reçu l’ensemble des candidats souhaitant être entendus dans le cadre des consultations organisées auprès des membres permanents du Conseil de sécurité.
Ces consultations, qui s’inscrivent dans le cadre du processus de sélection du secrétaire général de l’ONU, permettent aux prétendants de présenter leur vision et leurs engagements aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Selon l’ambassadrice, « tous les candidats font un peu le tour des pays du P5 ». Elle a ajouté que le calendrier actuel laisse encore du temps avant une décision définitive, évoquant une possible finalisation du choix en octobre.
La candidature de Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, figure parmi les prétendants annoncés pour succéder au secrétaire général sortant. Cependant, elle n’est pas officiellement soutenue par les autorités sénégalaises actuelles, qui n’ont pas encore exprimé de position publique en sa faveur. Cette situation illustre la complexité des dynamiques diplomatiques en jeu, où les candidatures individuelles peuvent coexister avec des positions nationales encore en suspens.
Le poste de secrétaire général de l’ONU, traditionnellement soumis à des négociations entre les grandes puissances, reste un enjeu stratégique pour les États membres. La France, membre permanent du Conseil de sécurité, joue un rôle clé dans ce processus, tout en devant composer avec les équilibres géopolitiques et les attentes des autres régions du monde.