En pleine tourmente après l'échec d'un projet commercial controversé, le président de la FIFA, Gianni Infantino, tente de reprendre la main en proposant une consultation sur la gouvernance de l'instance. Cette initiative, adressée aux 211 fédérations membres, vise à apaiser les tensions alors que plusieurs confédérations majeures réclament ouvertement son départ à l'approche de l'élection présidentielle de mars 2027.
Une tentative de réforme sous pression
Le dirigeant italo-suisse a officiellement proposé l'organisation d'une consultation structurée avec les confédérations et les parties prenantes. L'objectif affiché est de renforcer la transparence et la participation dans les décisions stratégiques. Gianni Infantino souhaite que des propositions concrètes sur les rôles respectifs du président, du conseil et du congrès soient examinées dès le 15 octobre prochain. Cette démarche fait suite à la polémique suscitée par le projet « FIFA Forward Entreprise », une initiative visant à ouvrir les actifs de l'organisation à des investisseurs privés, menée sans concertation préalable.
La fronde des confédérations
Malgré le retrait de ce projet, la confiance envers la direction actuelle semble durablement entamée. L'UEFA, la Concacaf et l'AFC maintiennent une pression constante sur le président sortant. Au-delà des critiques sur la gestion interne, ces instances exigent désormais le versement de 10 millions de dollars à chacune des 211 fédérations membres, pour un total de 2,1 milliards de dollars, assorti d'une demande d'audit indépendant sur les finances de la FIFA.
Un climat électoral incertain
La position de Gianni Infantino est également fragilisée par des controverses extra-sportives, notamment des soupçons d'interférences politiques liées à ses relations avec l'ancien président américain Donald Trump. Ces épisodes, couplés à une gestion jugée unilatérale, ont conduit plusieurs grandes fédérations nationales, dont celles de France et d'Allemagne, à exprimer leur défiance. Alors que le dépôt des candidatures pour la présidence de la FIFA est ouvert jusqu'au 18 novembre, le climat actuel soulève des interrogations sur la stabilité de l'instance à quelques mois du scrutin.