La polémique autour de la gestion financière de la Primature prend une nouvelle tournure. Invité dans les médias, l'ancien Directeur de l'administration générale et de l'équipement (DAGE), Macodou Sène, a fermement démenti avoir été interpellé par le Premier ministre Ousmane Sonko ou avoir géré de quelconques fonds spéciaux. Cette sortie relance le débat sur la destination et la nature d'une enveloppe de 3 milliards de FCFA au cœur des discussions publiques.
Les faits essentiels
Lors d'une intervention médiatique ce mardi matin, l'ancien Directeur de l'administration générale et de l'équipement (DAGE) de la Primature, Macodou Sène, a apporté un démenti catégorique aux affirmations le liant à la gestion de fonds controversés. L'ancien responsable a formellement réfuté avoir été interpellé par Ousmane Sonko au sujet de ces ressources financières. Il a également nié avoir orienté le Premier ministre vers l'actuel ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, pour régler cette question.
Macodou Sène a été très clair sur la nature de ses anciennes fonctions : il affirme n'avoir jamais eu sous sa responsabilité des fonds politiques ou des fonds spéciaux. Selon ses déclarations, de telles lignes budgétaires n'existaient tout simplement pas à son niveau lorsqu'il était en poste à la Primature. Cette prise de parole publique vient directement contredire les versions qui circulaient jusqu'alors dans l'espace public concernant son rôle et ses interactions avec les autorités actuelles.
Pourquoi c'est important
Cette mise au point de l'ancien DAGE déplace le curseur d'une controverse qui porte sur un montant de 3 milliards de FCFA. En récusant toute implication et en niant l'existence même de fonds spéciaux sous sa gestion, Macodou Sène fragilise les récits précédemment établis. Cela soulève des interrogations majeures sur la traçabilité de cette enveloppe de 3 milliards de FCFA.
Si l'ordonnateur principal des dépenses de la Primature affirme ne pas avoir géré ces sommes, la question de l'origine, de la destination et du mécanisme de mobilisation de ces fonds reste entière. Cette situation met en lumière les divergences profondes entre les déclarations des anciens gestionnaires et les affirmations des nouvelles autorités, illustrant un manque de clarté sur les procédures administratives et financières passées.
Ce qu'il faut surveiller
La suite de ce dossier dépendra de la confrontation entre la version de Macodou Sène et les éléments dont disposent les autorités actuelles. Il conviendra de surveiller si des documents administratifs, comptables ou budgétaires officiels seront produits pour confirmer ou infirmer l'existence et la gestion de ces 3 milliards de FCFA.
L'attention se porte également sur les réactions potentielles d'Ousmane Sonko ou du ministère des Finances et du Budget dirigé par Cheikh Diba. L'enjeu est désormais de clarifier sous quel régime budgétaire ou quelle ligne de dépenses cette somme a pu être mobilisée, et d'identifier avec précision quelle autorité en assurait la gestion effective.