Fin d'un conflit centenaire : Gabon et Guinée équatoriale scellent leur accord territorial

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 47 lectures
Fin d'un conflit centenaire : Gabon et Guinée équatoriale scellent leur accord territorial

Un différend territorial vieux de plus de cinquante ans entre le Gabon et la Guinée équatoriale trouve enfin une issue, après qu’une décision de justice internationale a tranché en faveur de Malabo. Les deux pays ont signé un accord à Addis-Abeba, scellant leur engagement à respecter la sentence de la Cour internationale de Justice (CIJ).

Un litige hérité de la colonisation et des enjeux énergétiques

Depuis les années 1970, le Gabon et la Guinée équatoriale s’affrontent pour la souveraineté sur trois îlots stratégiques : Mbanié, Cocotiers et Conga. Ces territoires, bien que minuscules, se situent dans une zone maritime riche en hydrocarbures, à quelques kilomètres des côtes des deux pays. Leur valeur économique, bien que non exploitée à ce jour, en fait un enjeu majeur pour les deux nations.

L’origine du conflit remonte à un traité colonial de 1900, signé entre la France et l’Espagne, attribuant initialement ces îles à l’Espagne. Libreville a cependant contesté cette répartition, invoquant un accord ultérieur, la convention de Bata de 1974, pour revendiquer sa souveraineté. En mai 2025, la CIJ a tranché en faveur de la Guinée équatoriale, estimant que le titre légal sur ces îles revenait à l’Espagne, puis transmis à Malabo lors de son indépendance en 1968.

Une résolution historique et ses implications régionales

La signature de l’accord à Addis-Abeba, en présence du président de la Commission de l’Union africaine, marque une étape symbolique dans la résolution des conflits frontaliers sur le continent. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de tourner la page, avec des déclarations soulignant l’ouverture d’une « nouvelle ère de coopération ». Pour la Guinée équatoriale, cet accord met fin à une incertitude juridique persistante, tandis que le Gabon, bien que perdant le litige, évite une escalade diplomatique.

Au-delà de la souveraineté, cet accord pourrait faciliter des projets d’exploration ou d’exploitation des ressources naturelles dans la zone, sous réserve des accords bilatéraux futurs. Il s’inscrit également dans une dynamique plus large de stabilisation des frontières en Afrique centrale, où les différends territoriaux ont souvent alimenté des tensions. La résolution de ce conflit, bien que tardive, envoie un signal positif aux autres États de la région engagés dans des litiges similaires.

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