La sécurité nationale du Ghana a arrêté quinze personnes suspectées d'extraire illégalement du sable le long du chantier de l'Autoroute Accra‑Kumasi, saisissant six camions, un chargeur sur roues et d'autres engins. Les arrestations, réalisées dans l'enclave Sewua‑Donyina‑Appiadu, soulignent les enjeux sécuritaires et environnementaux liés à la construction du corridor routier.
Arrestations et saisies dans le secteur Sewua‑Donyina‑Appiadu
Les forces de sécurité de la région d'Ashanti ont mené une opération qui a conduit à la mise en détention de quinze individus et à la confiscation de matériel utilisé pour l'excavation et le transport du sable. Six camions, un chargeur sur roues et divers équipements ont été immobilisés, puis les suspects transférés à Accra pour être interrogés. L'intervention fait suite à la diffusion d'une vidéo virale montrant des opérateurs retirant du sable du site du projet à des fins commerciales.
Réaction des autorités locales et mesures de prévention
Le chef exécutif du district de Bosomtwe, Ing. Abdullah Hamidu, a confirmé les faits lors d'une interview avec Citi FM, rejetant l'idée que l'assemblée locale était ignorante de l'opération. Il a indiqué que le district avait convoqué une réunion d'urgence avec les chefs traditionnels et les membres de l'assemblée afin de freiner les dommages environnementaux et de protéger le chantier. Parallèlement, le Conseil de sécurité régionale d'Ashanti prévoit de se réunir pour renforcer la surveillance du tronçon concerné et définir des mesures préventives afin d'éviter la récurrence de ces activités.
Impacts environnementaux et sécuritaires du sableillonnage illégal
Le prélèvement non autorisé de sable menace la stabilité des fondations de l'Autoroute Accra‑Kumasi, un projet stratégique pour le commerce intra‑et inter‑régional. Au-delà du risque d'affaiblissement de la chaussée, l'extraction incontrôlée entraîne une érosion du sol, la perte de biodiversité locale et la dégradation des ressources en eau. Les autorités ont souligné que la lutte contre ce phénomène passe par une coopération étroite entre les forces de l'ordre, les collectivités locales et les communautés traditionnelles, afin d'assurer la pérennité du projet et la protection de l'environnement.