Le Conseil de la FIFA s’est réuni le 15 octobre 2026 à Zurich sans annoncer la création d’un comité de normalisation destiné à gérer la crise de la Nigeria Football Federation (NFF). Cette absence de décision officielle prolonge l’incertitude sur la gouvernance du football nigérian, alors que la FIFA prépare une hausse historique de ses investissements pour la période 2027‑2030.
Une crise de leadership qui perdure
Depuis les démissions d’août de l’ancien président Ibrahim Gusau, du secrétaire général Mohammed Sanusi et de plusieurs membres du comité exécutif, la NFF se trouve sans direction élue. Une délégation conjointe de la FIFA et de la Confédération africaine de football (CAF) s’est rendue au Nigeria en septembre pour rencontrer les parties prenantes et explorer des solutions, dont la mise en place d’un comité de normalisation chargé de rétablir la gouvernance et d’organiser de nouvelles élections.
Les résolutions du Conseil FIFA du 15 octobre
Lors de sa 37e réunion, le Conseil a abordé trois grands axes : le financement du développement du football, la réforme de la gouvernance et la révision des procédures disciplinaires. Il a annoncé un budget global de 6,35 milliards de dollars pour le cycle 2027‑2030, destiné aux 211 associations membres, aux confédérations et aux parties prenantes. Le dispositif prévoit que chaque association puisse potentiellement recevoir jusqu’à 25 millions de dollars, sous réserve de critères d’éligibilité et d’approbation. Par ailleurs, un groupe de travail a été mandaté pour examiner le cadre de gouvernance de la FIFA, tandis que les comités concernés doivent revoir les procédures disciplinaires.
Implications pour le football nigérian
Le silence du Conseil sur le comité de normalisation laisse les acteurs nigérians dans l’attente d’une clarification officielle et d’un calendrier pour restaurer une direction élue. Si la FIFA décide d’instaurer ce dispositif, il pourrait permettre de stabiliser la NFF, d’appliquer les réformes préconisées et de préparer des élections transparentes. En revanche, l’absence de décision pourrait prolonger le vide institutionnel, affecter la préparation des compétitions locales et compromettre l’accès éventuel aux fonds de développement annoncés. Les observateurs soulignent que la question pourrait encore être traitée dans le cadre de l’ordre du jour « divers » du Conseil, mais aucune annonce n’a été faite au moment de la rédaction.