L'agence de notation GCR Ratings a relevé la note de crédit à long terme de Fidelity Bank Plc, la faisant passer de A (NG) à A+ (NG). Cette décision souligne la solidité retrouvée de l'institution nigériane, dont le profil financier a été nettement consolidé par une injection massive de fonds propres.
Une recapitalisation stratégique
Le relèvement de cette notation fait suite à une opération de levée de fonds ayant permis à Fidelity Bank d'ajouter 227 milliards de nairas à son capital de base en 2025. Cette manœuvre financière a permis à l'établissement de se conformer pleinement aux nouvelles exigences réglementaires liées à sa catégorie de licence. En conséquence, le ratio de capital de base de la banque a bondi, passant de 17,2 % en décembre 2025 à 29,4 % à la fin du premier trimestre 2026. GCR anticipe désormais que ce ratio se maintiendra au-dessus du seuil des 20 % grâce à une politique efficace de rétention des bénéfices.
Une assise solide sur le marché nigérian
Avec un actif total atteignant 10,5 billions de nairas, Fidelity Bank confirme son rang de sixième institution bancaire du Nigeria, détenant environ 8 % des prêts bruts du secteur. Sa résilience repose sur une base de dépôts stable et croissante, qui a progressé de 7,1 % au premier trimestre 2026 pour atteindre 7,4 billions de nairas. Environ 90 % de ces dépôts proviennent de comptes courants et d'épargne, offrant à la banque une source de financement peu coûteuse et durable. Par ailleurs, la gestion des risques est jugée robuste, avec une couverture des pertes sur prêts de stade trois supérieure à 100 %.
Ambitions d'expansion continentale
Forte de cette assise financière, Fidelity Bank envisage désormais de déployer sa licence bancaire internationale pour pénétrer trois nouveaux marchés africains à moyen terme. Cette stratégie d'expansion vise à diversifier l'exposition géographique de l'institution et à renforcer sa compétitivité face à ses pairs. En parallèle, la banque maintient une gestion prudente de son portefeuille, notamment dans le secteur pétrolier et gazier, où les risques sont atténués par une diversification entre les segments amont, aval et services, ainsi que par des mécanismes de couverture naturelle contre les fluctuations des devises étrangères.