Deux incendies majeurs ont ravagé 100 hectares de couvert forestier au Maroc ce week-end, illustrant la vulnérabilité des écosystèmes face aux risques climatiques et aux activités humaines.
Un bilan lourd pour les écosystèmes forestiers
Les feux, déclarés samedi dans les provinces de Sefrou et Chefchaouen, ont détruit respectivement 70 et 30 hectares de forêt. Si l’incendie de Chefchaouen, maîtrisé depuis, a principalement touché des chênes-lièges et une végétation secondaire sans faire de victime, celui de Sefrou reste actif, avec des opérations d’extinction toujours en cours. Les conditions difficiles – relief accidenté, végétation dense, vents violents et températures élevées – ont compliqué l’intervention des secours, nécessitant même le déploiement de deux avions Canadair pour contenir les flammes.
L’origine du sinistre à Chefchaouen serait liée à l’embrasement d’un engin de forage de puits, soulignant le rôle des activités humaines dans la propagation des feux. Ces événements surviennent dans un contexte où l’Agence nationale des eaux et forêts avait alerté sur un risque élevé d’incendies entre samedi et mardi, notamment dans des provinces comme Al Hoceïma, Chefchaouen ou Sefrou, classées en alerte rouge.
Un phénomène aggravé par les conditions climatiques
Depuis le début de l’année, plus de 1 850 hectares de forêt ont été détruits au Maroc, selon les données officielles. Cette situation reflète une tendance préoccupante, où la sécheresse, les températures élevées et les vents forts exacerbent la propagation des feux. Les autorités rappellent l’importance de la prévention, notamment dans les zones à haut risque, où les activités humaines – comme le forage ou l’agriculture sur brûlis – peuvent déclencher des catastrophes.
Face à ces défis, la mobilisation des moyens aériens et terrestres reste essentielle, mais la lutte contre les incendies de forêt exige aussi une approche globale, combinant surveillance accrue, sensibilisation des populations et gestion durable des écosystèmes. Les prochains mois s’annoncent critiques, alors que les prévisions météorologiques maintiennent un niveau de risque élevé dans plusieurs régions du pays.