Le maire du 1er arrondissement de N’Djaména a pris un arrêté le 25 juillet 2026 ordonnant la fermeture immédiate de toutes les carrières situées dans le quartier Karkandjerie. Cette décision, applicable à l’ensemble des exploitants et des riverains, s’inscrit dans le cadre d’une mesure administrative visant à réguler les activités extractives dans cette zone urbaine.
Karkandjerie, quartier situé dans la capitale tchadienne, est connu pour ses activités d’extraction de matériaux de construction, notamment de sable et de gravier. Ces carrières, souvent informelles, jouent un rôle économique local en fournissant des ressources essentielles pour les chantiers de la ville. Cependant, leur exploitation soulève des questions environnementales et sécuritaires, notamment en raison de l’impact sur les sols et des risques d’affaissement ou de pollution.
L’arrêté municipal intervient dans un contexte où les autorités locales cherchent à encadrer les activités extractives pour limiter leurs effets négatifs. Les carrières non réglementées peuvent en effet contribuer à la dégradation des infrastructures urbaines, à la perturbation des écosystèmes locaux et à des tensions sociales avec les populations riveraines. La fermeture imposée par le maire vise donc à permettre une réévaluation des pratiques en vigueur et, le cas échéant, à instaurer des règles plus strictes pour les exploitants.
Cette mesure s’adresse à tous les acteurs impliqués dans l’exploitation des carrières, y compris les particuliers et les entreprises locales. Le maire a appelé à un strict respect de l’arrêté, sans préciser la durée de la fermeture ni les conditions de reprise éventuelle des activités. Les raisons exactes de cette décision ne sont pas détaillées dans l’arrêté, mais elles pourraient relever de préoccupations environnementales, de sécurité publique ou de planification urbaine.
À N’Djaména, comme dans de nombreuses grandes villes africaines, la gestion des carrières informelles constitue un défi pour les autorités. Ces activités, souvent sources de revenus pour les populations locales, coexistent difficilement avec les impératifs de développement durable et d’aménagement du territoire. La fermeture des carrières de Karkandjerie reflète ainsi une volonté de concilier croissance économique et préservation de l’environnement, tout en renforçant le contrôle des activités extractives dans la capitale tchadienne.