Le chef de cabinet du président nigérian, Femi Gbajabiamila, a été officiellement innocenté par les autorités compétentes suite à des allégations le liant à une organisation frauduleuse. Cette affaire, qui a testé la solidité de l'exécutif, s'est conclue par un rappel à l'ordre sur l'importance du respect des procédures judiciaires face aux pressions médiatiques.
Une mise hors de cause par les institutions
L'enquête menée par la Commission indépendante contre les pratiques de corruption et autres infractions connexes (ICPC), en collaboration avec la police nigériane et les services de renseignement (DSS), n'a révélé aucun lien entre Femi Gbajabiamila et la prétendue « Presidential Foreign Investment Promotion Council » (PFIPC). Cette structure, qui s'est avérée être une agence fictive, avait suscité des accusations visant directement le bureau du chef de cabinet. Les rapports d'enquête, désormais publics, confirment l'absence de toute implication de M. Gbajabiamila ou de ses services dans la nomination d'un quelconque directeur général au sein de cette entité.
La gestion de crise par la présidence
Lors d'une intervention publique à Lagos, Femi Gbajabiamila a tenu à saluer la posture du président Bola Tinubu. Selon lui, le chef de l'État a refusé de céder aux pressions réclamant une décision hâtive avant la fin des investigations. Cette insistance sur le respect de la procédure a permis d'éviter un jugement précipité, renforçant ainsi, selon le chef de cabinet, la crédibilité des institutions face aux campagnes de désinformation. M. Gbajabiamila a par ailleurs réitéré sa détermination à poursuivre ses missions officielles malgré les tentatives de déstabilisation.
Un programme d'autonomisation économique à Surulere
En marge de ces clarifications politiques, Femi Gbajabiamila a présidé un vaste programme d'autonomisation doté d'environ 1,15 milliard de nairas. Cette initiative, destinée à 5 000 bénéficiaires à Surulere, vise à soutenir le tissu économique local par la distribution de subventions en espèces, d'équipements professionnels et de véhicules. Le programme met également l'accent sur la transition énergétique avec l'introduction de véhicules électriques et de tricycles, une stratégie présentée comme un levier pour réduire les coûts de transport et favoriser l'emploi local. Le vice-gouverneur de l'État de Lagos, Obafemi Hamzat, a souligné à cette occasion l'importance de ces engagements de terrain pour maintenir le lien entre les élus et les citoyens.
Mise en garde contre les usurpateurs
Face à la persistance de pratiques frauduleuses utilisant son nom pour tromper le public, le chef de cabinet a adressé un avertissement ferme. Il a assuré que toute personne impliquée dans des tentatives d'escroquerie ou de fausse représentation de ses fonctions s'exposait à des poursuites judiciaires. Cette déclaration marque la volonté des autorités de protéger l'intégrité de l'administration contre l'usage malveillant de l'identité des responsables publics.