Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a officialisé la création d'un comité d'organisation préliminaire dédié au futur dialogue national. Cette structure a pour mission de poser les bases logistiques et politiques nécessaires à la tenue de ces assises axées sur la paix, la cohésion sociale et la refondation de l'État.
Une feuille de route logistique et stratégique
L'ordonnance présidentielle, rendue publique par la porte-parole Tina Salama, définit un périmètre d'action large pour ce comité. Ses membres devront assurer la préparation matérielle, financière et sécuritaire du dialogue, tout en facilitant les échanges préalables avec les diverses composantes de la nation. Au-delà de la logistique, le comité est mandaté pour établir des contacts avec les partenaires nationaux et internationaux, garantissant ainsi une approche inclusive et structurée du processus, sous l'égide directe du chef de l'État.
Une gouvernance sous l'autorité directe de la présidence
Le fonctionnement du comité est étroitement lié à la présidence de la République. Composé d'un coordonnateur, d'un adjoint et de membres nommés par Félix Tshisekedi, l'organe dispose d'une latitude pour solliciter des expertises externes afin d'éclairer ses travaux. La recherche du consensus est érigée en règle de conduite pour les réunions. Le suivi des activités est assuré par le directeur de cabinet du président, à qui le comité doit rendre compte régulièrement de l'avancement de sa mission.
Le rôle pivot du secrétariat technique
Pour appuyer ses travaux, un secrétariat technique composé de onze experts a été institué. Cette équipe est chargée de la production intellectuelle et opérationnelle du processus : préparation des documents de travail, réalisation d'études, analyses approfondies et centralisation des contributions issues des consultations. La durée de vie de ce dispositif est calquée sur celle du processus de dialogue lui-même, s'achevant avec la remise du rapport final. L'ensemble des dépenses liées à ces activités sera intégralement supporté par le Trésor public, soulignant l'implication de l'État dans cette démarche de refondation institutionnelle.