Faye impose un programme complet à son Premier ministre avant la Déclaration de Politique Générale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Faye impose un programme complet à son Premier ministre avant la Déclaration de Politique Générale

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a donné une instruction claire à son Premier ministre : préparer un programme de travail exhaustif pour la Déclaration de Politique Générale (DPG), un exercice politique et économique majeur. Cette directive, formulée lors du Conseil des ministres, vise à transformer la DPG en un outil de transparence et de cadrage des réformes, alors que le calendrier de l’événement reste flou.

Une DPG sous haute tension économique

La demande de Faye intervient dans un contexte où le Sénégal vient de finaliser un accord technique avec le Fonds monétaire international (FMI), ouvrant la voie à des réformes structurelles ambitieuses. La DPG, attendue depuis la formation du nouveau gouvernement, devra ainsi servir de plateforme pour exposer les grandes orientations gouvernementales face à ces enjeux. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô aura pour mission de détailler devant l’Assemblée nationale les priorités de son équipe, tout en répondant aux attentes d’une population et d’une classe politique en quête de clarté.

Un calendrier politique sous surveillance

Si l’Assemblée nationale a initialement fixé la DPG au 8 septembre 2026, cette date reste conditionnelle. Le règlement intérieur de l’institution parlementaire accorde en effet au président un délai de huit jours pour confirmer ou ajuster l’échéance. La directive de Faye pourrait ainsi être interprétée comme une volonté de maintenir cette date, ou au contraire, de la repousser pour intégrer les dernières évolutions politiques et économiques. Une incertitude qui alimente les spéculations sur la stratégie du pouvoir.

Entre transparence et pression institutionnelle

En exigeant un programme complet, Faye semble vouloir dépasser le cadre protocolaire traditionnel de la DPG. L’enjeu est double : rassurer les partenaires internationaux, notamment le FMI, sur la crédibilité des réformes, et répondre aux exigences de redevabilité envers les citoyens. La DPG pourrait ainsi devenir un moment clé pour évaluer la cohérence entre les promesses électorales et les actions concrètes du gouvernement, dans un contexte où les attentes en matière de justice sociale et de bonne gouvernance restent élevées.

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