Fatoumata Niang, cadre de Kiiraay national et membre de la Task force communication, a récemment remis en cause le fonctionnement de l'Assemblée nationale en s’appuyant sur le principe juridique « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ». Elle estime que l’institution parlementaire ne peut légitimement exercer une fonction de contrôle lorsqu’elle est elle‑même exposée à d’importants scandales financiers.
Le principe de la turpitude comme repère juridique
Le principe « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude » signifie qu’une personne ou une entité ne peut invoquer sa propre faute ou illégalité pour en tirer un avantage. En droit, il sert à empêcher quiconque d’utiliser son comportement répréhensible comme fondement d’une revendication légale. Niang mobilise cet axe pour interroger la capacité de l’Assemblée nationale à se positionner comme garante de la justice tout en étant potentiellement impliquée dans des affaires de malversation.
Des scandales financiers au cœur de la critique
Selon les propos de Niang, plusieurs dossiers au sein de l’Assemblée nationale sont marqués par des « énormes scandales financiers ». Bien que les détails de ces affaires ne soient pas précisés, elle souligne la contradiction d’une institution qui, tout en étant chargée de contrôler les finances publiques, pourrait être elle‑même mise en cause pour des pratiques douteuses. Cette situation, selon elle, fragilise la légitimité de l’organe législatif et porte atteinte à la confiance citoyenne.
Implications pour la gouvernance et la justice parlementaire
En rappelant que « on ne peut pas rendre une justice qui vous incrimine », Niang met en avant le risque d’un conflit d’intérêts institutionnel. Si les membres du parlement sont perçus comme incapables de séparer leurs fonctions de contrôle de leurs propres intérêts, la capacité de l’Assemblée à exercer un contrôle effectif sur l’exécutif et les finances publiques est remise en question. Cette critique ouvre le débat sur la nécessité de renforcer les mécanismes de transparence et d’indépendance au sein du parlement.
Réactions attendues et pistes de réforme
Bien que la déclaration de Niang ne mentionne pas de réponses officielles, son appel à la vigilance pourrait inciter les acteurs institutionnels à réexaminer les procédures de contrôle interne. Des mesures telles que la mise en place d’organes de vérification indépendants, le renforcement des sanctions en cas de malversation et une plus grande transparence des débats parlementaires sont souvent évoquées dans ce type de contexte pour restaurer la crédibilité de l’institution.