Le Sénégal politique s’embrase : Fatoumata Niang Ba, figure historique du PASTEF, annonce son ralliement à Kiiraay, le parti présidentiel porté par Diomaye Faye, tandis que l’administration suspend une opération de recrutement du PASTEF à Ndiaganiao, invoquant des risques de troubles. Ces mouvements s’inscrivent dans un contexte de rivalités institutionnelles et de préparation des prochains scrutins.
Kiiraay en embuscade : Niang Ba mise sur la fusion de 437 formations pour un pari électoral historique
Fatoumata Niang Ba, membre fondatrice du PASTEF, justifie son départ par une « conviction » et non par un calcul opportuniste. Elle évoque la fusion du 25 juillet 2026 au King Fahd Palace, où 437 partis, mouvements et associations se sont unis sous la bannière de Kiiraay. Son arrivée s’accompagne d’une analyse des tensions avec Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale, et d’un rappel des décisions récentes du Conseil constitutionnel sur les fonds politiques, notamment la saisine du 18 août par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô. La crise économique, qualifiée de « réelle » par Niang Ba, est aussi mise en avant, avec une référence à la Vision Sénégal 2050.
Ndiaganiao : l’administration joue la prudence et bloque une vente de cartes du PASTEF
La journée de vente des cartes de membres du PASTEF, prévue le 5 septembre 2026 à Ndiaganiao, a été annulée par un arrêté du sous-préfet de Fissel. L’arrêté n° 87/AF/SP/as du 28 août 2026 invoque deux motifs : une « menace de troubles à l’ordre public » et l’« insuffisance des forces de l’ordre disponibles ». L’autorisation initiale, accordée la veille par l’arrêté n° 86/AF/SP/as, avait été retirée en moins de 24 heures, alimentant des interrogations sur la gestion administrative. Les organisateurs désignés, Ndiouma Sène, Cheikh Tine et Omar Diouf, se retrouvent ainsi privés de leur événement.
Cheikh Issa Sall en croisade contre la majorité : « Qu’ils démissionnent ! »
Le maire de Mbour, Cheikh Issa Sall, a lancé une attaque frontale contre les députés de la majorité parlementaire, les qualifiant d’« incompétents » et de « nullards ». Il les exhorte à démissionner, estimant qu’ils ont commis des erreurs constitutionnelles. Cette sortie s’inscrit dans un contexte plus large de critiques institutionnelles, incluant des saisines du Conseil constitutionnel par l’opposition sur la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Des voix comme celles d’Abdou Aziz Diop et Thierno Alassane Sall alimentent le débat sur le fonctionnement des institutions.
PDS et élections locales : l’attente d’un calendrier clair
Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) réclame un calendrier officiel pour les élections territoriales, évoquant plusieurs scénarios, dont un éventuel couplage avec les législatives. Maguette Sy, secrétaire national chargé des élections, affirme que le parti est prêt dès que la date sera communiquée. Cette demande intervient alors que les tensions politiques s’intensifient, avec des enjeux électoraux qui pourraient redessiner la carte politique du pays.