Farouk Aliyu lève le voile sur les tentatives de corruption entourant le projet de troisième mandat d'Obasanjo en 2006

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 43 lectures
Farouk Aliyu lève le voile sur les tentatives de corruption entourant le projet de troisième mandat d'Obasanjo en 2006

L'ancien chef de la minorité à la Chambre des représentants, Farouk Aliyu, a récemment réitéré des accusations graves concernant les manœuvres politiques de 2006. Il affirme avoir été sollicité par des offres financières massives pour soutenir le projet de modification constitutionnelle visant à permettre un troisième mandat au président de l'époque, Olusegun Obasanjo.

Des tentatives de corruption au cœur de l'appareil législatif

Selon le témoignage de Farouk Aliyu, le processus de persuasion des élus reposait sur des incitations financières directes. L'ancien parlementaire soutient qu'une somme de 250 millions de nairas lui aurait été proposée pour rallier la cause du troisième mandat. Il affirme que ces pratiques ne se limitaient pas à son cas personnel, citant des montants encore plus élevés destinés à d'autres figures clés de la Chambre, notamment l'ancien président de l'institution, Aminu Masari, et le leader de la majorité, Abdul Ningi, qui auraient également refusé ces avances.

Le rôle de Nuhu Ribadu dans les tractations

Farouk Aliyu précise que ces sollicitations auraient été facilitées par l'intervention de Nuhu Ribadu, alors président de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC). Ce dernier aurait agi en tant qu'intermédiaire pour organiser des rencontres entre les députés récalcitrants et le président Obasanjo. Malgré les pressions et les appels à la loyauté politique, Aliyu maintient avoir fermement rejeté toute compromission, affirmant avoir clairement signifié aux autorités de l'époque que le projet de prolongation du mandat présidentiel était voué à l'échec.

La fin d'une controverse constitutionnelle

Ces révélations remettent en lumière une période charnière de la démocratie nigériane. En mai 2006, l'Assemblée nationale avait officiellement rejeté les amendements constitutionnels, mettant un terme définitif aux ambitions de prolongation de mandat d'Olusegun Obasanjo. Si l'ancien président a toujours nié avoir formulé une telle demande, affirmant qu'aucun citoyen ne pourrait prouver qu'il a personnellement sollicité un troisième mandat, les déclarations de Farouk Aliyu illustrent l'intensité des tensions politiques et des manœuvres en coulisses qui ont marqué cette séquence historique du pays.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.