Les récentes précipitations survenues à Dakar ont mis en lumière la vulnérabilité des infrastructures d'assainissement face aux aléas climatiques. Le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a appelé à une prise de conscience collective, liant la gestion des déchets à la résilience des réseaux urbains.
La vétusté des réseaux face aux précipitations
Avec 52 mm de pluie tombés en seulement deux heures, le système d'évacuation des eaux pluviales de la capitale a été fortement sollicité. Le ministre a souligné que ces précipitations ont éprouvé des infrastructures parfois vieilles de plus de 60 ans, dont le dimensionnement initial n'est plus adapté aux volumes actuels. Si la situation s'est stabilisée quelques heures après l'épisode pluvieux, cet événement souligne la fragilité structurelle du réseau face à l'urbanisation croissante.
L'impact des incivilités sur l'obstruction des canaux
Au-delà des défis techniques, le ministre a dénoncé des pratiques locales entravant le bon fonctionnement des ouvrages. Lors d'une inspection le long du canal de la Gueule Tapée, il a constaté le retrait volontaire de grilles de protection destinées à filtrer les déchets solides. Ces actes, qualifiés d'inacceptables, provoquent une obstruction directe des réseaux et accélèrent leur ensablement. Cette situation entrave les efforts de l'État qui, malgré des contraintes budgétaires, mobilise des ressources importantes pour prévenir les inondations dans les zones exposées.
Une coordination inter-institutionnelle avant 2026
Dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) prévus à Dakar en 2026, le gouvernement a durci le ton. Le Dr Cheikh Tidiane Dièye a fixé une échéance impérative au 15 octobre pour la finalisation des travaux en cours. Cette directive impose une collaboration étroite entre l'ONAS, l'AGEROUTE, la Direction de la prévention des inondations, le COJOJ et les collectivités territoriales. Pour le ministre, le respect de ce calendrier est une condition sine qua non pour garantir la viabilité des infrastructures et préserver l'image du pays sur la scène internationale.