Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a officiellement proposé l'ouverture d'une consultation auprès des 211 fédérations membres pour réformer les structures décisionnelles de l'instance mondiale du football. Cette initiative intervient dans un climat de vive tension, marqué par une contestation croissante de sa gestion et des appels au départ émanant de plusieurs confédérations majeures.
Une réponse à la polémique sur le projet FFE
La proposition de réforme fait suite à l'échec du projet baptisé « Fifa Forward Entreprise » (FFE). Révélé fin juillet 2026, ce plan visait à créer une société commerciale pour gérer les recettes de la Coupe du monde, avec une ouverture du capital à hauteur de 20 % à des investisseurs privés. Cette stratégie, élaborée sans concertation préalable avec les instances continentales, a suscité une levée de boucliers immédiate de l'UEFA, de la Concacaf et de l'AFC, forçant Gianni Infantino à abandonner le projet.
Objectifs et calendrier de la consultation
Dans sa lettre adressée aux associations membres, le dirigeant italo-suisse souhaite désormais structurer une réflexion sur le renforcement de la transparence et de la responsabilité au sein de la FIFA. La consultation doit porter sur les rôles respectifs du président, du Bureau, du Conseil et du Congrès. L'objectif affiché est d'intégrer les instances institutionnelles plus en amont dans les décisions stratégiques. Un premier examen des propositions est prévu lors du Conseil du 15 octobre, avant une éventuelle soumission de modifications statutaires au Congrès.
Une légitimité sous pression
Cette manœuvre politique survient à quelques mois de l'élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027, pour laquelle Gianni Infantino maintient sa candidature. Malgré le retrait du projet FFE, la confiance entre le président et plusieurs confédérations reste rompue. L'UEFA et la Concacaf, qui réclament également le versement de 10 millions de dollars à chaque fédération, continuent de maintenir une pression constante sur la direction actuelle, remettant en cause la méthode de gouvernance jugée trop opaque par ses opposants.