Dans une intervention télévisée majeure ce jeudi 24 septembre 2026, le président français Emmanuel Macron a dressé un état des lieux de la situation sécuritaire et économique du pays. Entre la gestion de la crise énergétique et les tensions internationales croissantes, le chef de l'État a cherché à rassurer sur la résilience des stocks stratégiques et la stratégie diplomatique de la France.
Sécurité énergétique et prix des carburants
Face à la flambée des prix à la pompe, Emmanuel Macron a réaffirmé que sa priorité demeurait la baisse des tarifs, tout en écartant une réduction immédiate des taxes. Selon le président, une baisse de 20 centimes représenterait un manque à gagner d'un milliard d'euros pour les finances publiques, impactant directement les budgets de l'État et des collectivités. Pour pallier les risques de pénurie, la France mise sur la libération de stocks et une action diplomatique visant à fluidifier le trafic au Moyen-Orient. Le chef de l'État a par ailleurs annoncé le déploiement de moyens militaires, incluant des soldats et des radars, pour protéger les installations pétrolières de Yanbu en Arabie Saoudite.
La menace russe et le front ukrainien
Interrogé sur le climat sécuritaire en Europe, Emmanuel Macron a reconnu une montée en tension, soulignant la multiplication des actes de provocation russes. Bien qu'aucune attaque directe n'ait été enregistrée sur le sol français, le président a rappelé la vigilance nécessaire face aux cyberattaques et aux tentatives de déstabilisation, citant l'exemple d'une opération déjouée à Leipzig. Concernant le conflit en Ukraine, entré dans sa quatrième année, il a dénoncé l'ampleur des pertes humaines et la volonté persistante de Moscou de poursuivre son offensive dans le Donbass.
Défense du bilan économique
Le président a profité de cet exercice médiatique pour défendre sa gestion budgétaire, notamment le recours au « quoi qu'il en coûte » durant la pandémie de Covid-19. Il a réfuté les critiques sur une dépense excessive, rappelant que les taux d'intérêt étaient alors quasi nuls. En réponse aux inquiétudes sur le déficit public, il a insisté sur la nécessité de ne pas caricaturer les investissements réalisés dans des secteurs stratégiques comme l'armée ou l'hôpital, tout en affirmant que les stocks stratégiques de gaz et de pétrole de la France sont désormais sécurisés à 80 % pour la fin de l'année.