Le journaliste tunisien Haythem El Mekki, condamné à un an de prison, a trouvé refuge en France où il accuse le pouvoir de vouloir étouffer toute voix critique. Son témoignage diffusé sur France 24 le 9 septembre 2026 relance le débat sur la liberté de la presse en Tunisie.
Condamnation et exil du journaliste
Haythem El Mekki a été jugé coupable d’une infraction qui a entraîné une peine d’un an d’incarcération. Refusant d’exécuter cette sentence, il a quitté le pays et s’est installé en France, où il vit désormais en exil. Selon ses propres déclarations, la décision judiciaire s’inscrit dans une stratégie plus large du pouvoir tunisien visant à empêcher la diffusion d’opinions dissidentes. Cette situation place le journaliste parmi les rares voix critiques qui ont choisi de poursuivre leur travail depuis l’étranger.
Le témoignage sur France 24
Le 9 septembre 2026, El Mekki est apparu en plateau sur France 24, chaîne internationale d’information. Il a expliqué que les autorités tunisiennes chercheraient « aucune voix critique ou dissidente ne reste en liberté », soulignant ainsi une volonté de contrôler le débat public. Son intervention, courte mais percutante, a été relayée par les médias africains, rappelant la fragilité du climat médiatique dans le pays. Le journaliste a insisté sur le fait que son exil ne le rend pas muet, mais au contraire, lui offre une plateforme pour dénoncer les pressions exercées sur les médias locaux.
Implications pour la liberté d’expression en Tunisie
Le cas d’El Mekki illustre une tension entre les institutions judiciaires tunisiennes et les acteurs du secteur de l’information. Si la condamnation d’un seul journaliste peut être perçue comme un signal fort, elle soulève également des questions quant à la capacité des journalistes restés sur le territoire à exercer leur métier sans crainte de représailles. Les observateurs pourraient interpréter ce phénomène comme un indicateur d’un durcissement du cadre légal autour de la liberté d’expression, même si aucune nouvelle loi n’a été explicitement mentionnée dans les faits rapportés. En attendant, le témoignage d’El Mekki constitue un point de repère pour les organisations de défense des droits humains qui suivent de près l’évolution du climat médiatique tunisien.