Le gouvernement américain prépare une livraison de 40 000 bombes à destination d'Israël, d’une valeur estimée à 2,8 milliards de dollars, alors même que le cessez‑le‑feu en vigueur depuis octobre 2025 reste précaire. Cette opération, financée par les contribuables, relance le débat sur le soutien militaire des États‑Unis au conflit israélo‑palestinien.
Une vente d'armes de 2,8 milliards de dollars
Selon le Washington Post et le New York Times, l’administration Trump aurait validé la vente d’au moins 40 000 bombes, pour un montant total de 2,8 milliards de dollars (environ 2,42 milliards d’euros). La Maison‑Blanche et le département d’État n’ont pas commenté la décision, qui serait financée indirectement par les contribuables américains.
Les ogives MK‑84, parmi les plus puissantes du stock américain
Parmi les munitions prévues, 20 000 sont des MK‑84, des ogives d’une tonne capables de projeter des éclats mortels jusqu’à 370 mètres du point d’impact. Ces bombes figurent parmi les plus destructrices de l’arsenal américain et sont destinées à renforcer la capacité de frappe d’Israël dans la bande de Gaza.
Contexte du conflit et coût humain
Le cessez‑le‑feu, négocié sous l’égide des États‑Unis et entré en vigueur en octobre 2025, n’a pas mis fin aux hostilités. Le ministère de la Santé de Gaza estime à plus de 1 300 le nombre de civils palestiniens tués depuis le cessez‑le‑feu, tandis que l’armée israélienne rapporte cinq pertes parmi ses soldats et un employé civil sous contrat.
Débats politiques aux États‑Unis et à l’étranger
Le soutien historique des États‑Unis à Israël se heurte à une opposition grandissante au sein du Congrès et parmi les démocrates, qui promettent de réduire les ventes d’armes lors des élections législatives de cet automne. Bien que le Congrès puisse théoriquement bloquer ces transactions, l’exécutif dispose de mécanismes pour les contourner, ce qui alimente les tensions entre les deux branches du pouvoir et suscite des critiques à l’échelle internationale.