Une nouvelle phase d'hostilités s'est ouverte entre Washington et Téhéran, marquée par des frappes américaines ciblées sur le littoral sud iranien et une réplique immédiate des Gardiens de la révolution contre des installations militaires en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Cette escalade, qui fait suite à des tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz, menace de déstabiliser davantage une région déjà fragilisée par six mois de conflit.
Opérations militaires américaines sur le littoral iranien
Le Commandement central américain (CENTCOM) a justifié ces frappes prolongées comme une réponse directe aux tentatives iraniennes de cibler des navires commerciaux et des militaires américains dans la région. Selon les autorités américaines, l'opération visait spécifiquement à neutraliser des installations radar en cours de reconstruction par Téhéran. Le président Donald Trump a précisé que ces frappes avaient été planifiées pour intervenir au moment où les travaux de réparation étaient presque achevés, tout en avertissant que toute nouvelle riposte iranienne entraînerait une réponse américaine encore plus sévère.
La riposte iranienne et l'embrasement régional
En réaction, les forces iraniennes ont lancé des missiles et des drones vers plusieurs pays du Golfe. La Jordanie a officiellement confirmé l'interception de 13 missiles balistiques dans son espace aérien, tandis que le Koweït a déclenché des alertes d'urgence face à ce qu'il qualifie d'agression. Les Gardiens de la révolution ont affirmé que ces actions visaient à resserrer l'étau sur le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour le commerce mondial, tout en promettant des représailles supplémentaires.
Bilan humain et perspectives diplomatiques
Si les autorités iraniennes font état de pertes civiles, notamment à Kuhestak où une frappe aurait touché une cérémonie de mariage, le climat reste à la confrontation ouverte. L'ayatollah Mojtaba Khamenei a promis des leçons inoubliables aux États-Unis, durcissant le ton face à la menace américaine. Malgré cette montée en tension, le président iranien Masoud Pezeshkian a rappelé, plus tôt dans la journée, la disposition de son pays à revenir à un accord de cessez-le-feu négocié en juin dernier, à condition que Washington en respecte les termes initiaux.