Les États‑Unis ont annoncé la destruction de cinq navires transportant du brut iranien dans le Golfe, tandis que les Gardiens de la Révolution ont riposté en lançant des missiles contre une base militaire américaine en Jordanie. Cette escalade menace la libre circulation du pétrole dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial.
Destruction de cinq pétroliers iraniens par le Centcom
Le commandement américain pour le Moyen‑Orient (Centcom) a indiqué que, le 8 septembre, il avait frappé cinq navires – le Kaviz, le Charminar, le Horizon, le Riesco et le Derya – après que les Gardiens de la Révolution ont tenté à deux reprises de toucher un bâtiment de la Marine américaine avec des missiles balistiques. Les vidéos publiées montrent les pétroliers explosés puis en feu. Aucun militaire américain n’a été blessé et les équipages des navires ont été priés d’abandonner leurs embarcations avant les frappes.
Riposte des Gardiens : missiles contre la base américaine d’Al‑Azraq en Jordanie
En réponse, les Gardiens de la Révolution ont déclaré avoir lancé des missiles sur la base militaire américaine d’Al‑Azraq, en Jordanie, ciblant les installations de maintenance, les zones de préparation et les abris des avions de chasse F‑35, F‑16 et F‑15. L’armée jordanienne a confirmé avoir intercepté 18 missiles, les deux autres étant tombés dans des zones désertiques non habitées. Aucun bilan humain n’a été annoncé.
Avertissements aux tankers du Koweït et de Bahreïn
Avant ces frappes, les Gardiens ont diffusé un avertissement aux tankers opérant dans les ports du Koweït et de Bahreïn, les invitant à quitter immédiatement leurs navires sous peine d’être visés. Cette menace s’inscrit dans une stratégie de pression visant à contraindre les pays qui, selon Téhéran, « accueillent les terroristes américains » à cesser toute coopération avec les forces américaines.
Conséquences sur le détroit d’Ormuz et les marchés de l’énergie
Les échanges de tirs autour du détroit d’Ormuz, qui assure le transit d’environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz, ont paralysé le trafic maritime depuis le début du conflit. La perturbation du flux pétrolier alimente la volatilité des cours du brut sur les marchés internationaux, accentuant les inquiétudes quant à la sécurité énergétique. Les négociations diplomatiques restent au point mort, chaque partie réaffirmant son refus de céder le contrôle du passage maritime.
Sanctions supplémentaires : mise sur liste noire du secteur aérien iranien
Parallèlement aux opérations militaires, Washington a élargi son blocus en inscrivant l’ensemble du secteur aérien iranien sur liste noire, ciblant notamment Mahan Air et Iran Air. Cette mesure vise à empêcher toute coopération économique avec les compagnies aériennes du pays, tout en augmentant la pression économique sur Téhéran.