Ernest Bai Koroma rentre à Freetown après l'abandon des accusations de trahison au Sierra Leone

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
Ernest Bai Koroma rentre à Freetown après l'abandon des accusations de trahison au Sierra Leone

Après plus de deux ans passés au Nigeria, l’ancien président sierra‑léonais Ernest Bai Koroma a repris l’avion pour Freetown. Son retour intervient immédiatement après la décision du ministère de la Justice de mettre fin aux poursuites pour trahison qui le reliaient à la tentative de coup d’État de novembre 2023.

Fin du dossier judiciaire et raisons invoquées

En juillet, l’avocat général du pays, Alpha Sasay, a publié une note officielle indiquant que les procédures pénales contre Koroma étaient retirées du registre judiciaire et que les conditions de caution étaient levées. Aucun motif détaillé n’a été fourni, laissant place à des interrogations sur la motivation de cette clôture soudaine.

Contexte de l’accusation de trahison

Koroma, qui a dirigé le Sierra Leone de 2007 à 2018, avait été mis en examen pour une prétendue participation à la tentative de renversement du gouvernement de Julius Maada Bio en novembre 2023. Le soulèvement, mené par des militaires, avait fait plus de vingt morts, libéré près de 2 200 détenus et ravivé les tensions autour de l’élection présidentielle de 2023, remportée par Bio pour un second mandat. Le chef de l’ex‑exécutif a toujours nié toute implication.

Rôle du Nigeria et soutien de Goodluck Jonathan

Fuyant les accusations, Koroma s’est installé au Nigeria en janvier 2024 après qu’un tribunal sierra‑léonais a autorisé son départ pour raisons médicales. Pendant son séjour, il a été accueilli par des responsables nigérians et a bénéficié d’un soutien diplomatique. L’ancien président nigérian Goodluck Jonathan a publié un message sur X, saluant le « retour digne » de son ami et soulignant la solidarité offerte par le Nigeria pendant l’exil.

Implications pour la stabilité politique sierra‑léonaise

La levée des charges contre Koroma pourrait désamorcer une source de friction entre les partisans de l’ancien chef d’État et le gouvernement actuel. Toutefois, l’absence d’explication officielle laisse la porte ouverte à des spéculations sur d’éventuelles pressions politiques ou sur une volonté de réduire les tensions post‑électorales. Les observateurs régionaux suivront de près les réactions des partis d’opposition et la manière dont le dossier sera intégré dans le débat national sur la gouvernance et la sécurité.

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