Le président du parti Reconquête, Éric Zemmour, a confirmé son intention de briguer la présidence de la République française lors de la prochaine échéance électorale. Cette annonce s'accompagne d'un durcissement marqué de son programme, axé sur une politique migratoire restrictive et une refonte profonde des conditions de séjour des étrangers sur le territoire national.
Une stratégie axée sur la remigration
Au cœur de la plateforme politique d'Éric Zemmour figure le concept de « remigration », qui dépasse le simple arrêt des flux migratoires pour prôner des expulsions massives. Le candidat a détaillé une liste de catégories d'étrangers visées par ces mesures, incluant les individus en situation irrégulière, mais également ceux disposant d'un titre de séjour. Il cible spécifiquement les étrangers incarcérés, affirmant qu'ils représentent un quart de la population carcérale française, ainsi que ceux condamnés à des peines alternatives comme le port du bracelet électronique ou les travaux d'intérêt général.
L'emploi comme levier d'expulsion
L'une des mesures les plus controversées annoncées par le candidat concerne les étrangers en situation régulière. Éric Zemmour propose d'imposer le départ du territoire national à tout étranger au chômage depuis une période située entre six mois et un an. Cette proposition s'étend également aux bénéficiaires d'aides sociales, le candidat souhaitant conditionner le maintien sur le sol français à une activité économique active. Cette approche marque une volonté de lier strictement le droit au séjour à la contribution économique immédiate.
Un positionnement politique en évolution
Cette confirmation de candidature, qui devrait être formalisée officiellement à l'automne, intervient alors que l'ancien journaliste cherche à réaffirmer son influence sur l'échiquier politique français. En parallèle de ses propositions migratoires, il critique vivement l'évolution de la dépense publique, qu'il juge excessive par rapport aux standards des décennies précédentes. Avec ce programme, Éric Zemmour tente de se démarquer après avoir recueilli 7,07 % des suffrages lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2022, en misant sur une ligne politique radicale pour mobiliser son électorat.