Le bilan officiel de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo franchit le cap des 3 000 décès, répartis sur six provinces et soixante zones de santé. Face à cette situation qualifiée d'« extrêmement grave » par l'Africa CDC, les autorités congolaises et leurs partenaires intensifient la surveillance, la prise en charge et la vaccination.
Bilan des décès et étendue géographique
Selon les autorités sanitaires, plus de 3 000 personnes sont décédées depuis le début de l'épidémie, qui s'est propagée dans six provinces du pays, couvrant soixante zones de santé. Certaines localités, comme Miti‑Murhesa dans le Sud‑Kivu, affichent déjà 92 jours sans nouveau cas confirmé, témoignant d'une maîtrise locale ponctuelle malgré la gravité du contexte national.
Renforcement de la riposte médicale et vaccinale
Pour contenir la propagation, le gouvernement congolais a reçu à Kinshasa plus de 16 000 doses du vaccin contre l'Ebola, Ervebo. Cette livraison s'inscrit dans un effort plus large de renforcement des dispositifs de surveillance et de prise en charge des patients, incluant la mise en place de centres de traitement (CTE) et la diffusion d'actions de sensibilisation pour contrer les rumeurs et les pratiques à risque.
Soutien humanitaire et mesures éducatives
Sur le terrain, l'organisation Caritas, appuyée financièrement et logistiquement par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), distribue des vivres aux familles des patients pris en charge à Lita, province de l'Ituri. Cette assistance vise à alléger la charge socio‑économique des ménages vulnérables et à renforcer la confiance envers les structures sanitaires. Parallèlement, le secteur éducatif s'adapte : à Beni, les écoles appliquent des contrôles de température stricts et installent systématiquement des points de lavage des mains pour la rentrée scolaire.
Engagement des partenaires internationaux
Le Royaume-Uni a annoncé un déboursement de plus de 68 millions de dollars américains pour soutenir les opérations de riposte sur l'ensemble du territoire affecté. Cette aide financière, combinée aux contributions de l'Africa CDC et d'autres bailleurs, constitue un levier essentiel pour élargir la couverture vaccinale, renforcer les capacités de surveillance et assurer la continuité des services de santé dans les zones les plus touchées.