Une nouvelle vague d'Ebola Bundibugyo a franchi le cap des 10 000 cas en Afrique, poussant les ministres de la Santé à se réunir virtuellement le 28 octobre pour demander un appui accru et une coordination régionale renforcée.
Détection du virus Bundibugyo dans quatre pays africains
Le virus Ebola Bundibugyo a été confirmé dans trois régions du continent, touchant la République démocratique du Congo, l'Ouganda, le Kenya et le Nigeria. Cette propagation géographique montre que l’épidémie ne se limite plus à un foyer isolé, mais s’étend à des zones frontalières où les systèmes de santé sont déjà sous pression.
Atteinte du seuil des 10 000 cas, cinq mois après le déclenchement
Le 27 octobre, le nombre cumulé de personnes infectées a dépassé les 10 000, soit cinq mois après le signalement du premier cas de cette souche. Ce chiffre, jamais atteint depuis le début de l’épidémie, souligne la rapidité de la transmission et la difficulté à contenir le virus dans des contextes où les ressources sanitaires sont limitées.
Réunion d’urgence des ministres de la Santé, 28 octobre
Les ministres de la Santé des États membres de l’Union africaine se sont réunis en visioconférence le 28 octobre, à la demande des autorités sanitaires de l’UA. Cette rencontre d’urgence visait à faire le point sur la situation épidémiologique, à partager les données disponibles et à identifier les besoins immédiats en matière de diagnostic, de traitement et de prévention.
Appel à une coordination régionale et à un soutien accru
Les dirigeants sanitaires ont conclu que la réponse à l’épidémie doit être collective. Ils ont souligné la nécessité d’une coordination renforcée entre les pays affectés, notamment pour la mise en place de centres de traitement, la formation du personnel médical et la distribution de kits de protection. L’appel à « davantage de soutien » vise à mobiliser les partenaires internationaux, les bailleurs de fonds et les organisations régionales afin de garantir un approvisionnement continu en vaccins, médicaments et équipements de laboratoire. Sans une telle mobilisation, aucun pays du continent ne pourra se déclarer à l’abri d’une nouvelle recrudescence.