En pleine campagne pour le poste de gouverneur de l'État d'Enugu, Uche Nnaji a placé la relance du secteur commercial au cœur de son programme. L'ancien ministre a promis de reconstruire les marchés démolis et d'offrir des espaces de vente gratuits aux commerçants ayant perdu leur outil de travail.
Un plan de redressement pour les commerçants
Face à une coalition de groupes d'intérêt, incluant des artisans et des commerçants déplacés du marché de Gariki, Uche Nnaji a dénoncé les conséquences sociales des récentes démolitions. Il a affirmé que ces politiques ont engendré une précarité extrême pour de nombreuses familles. Le candidat s'est engagé à réexaminer les conditions de ces destructions et à prioriser la restauration des moyens de subsistance, tout en envisageant la relocalisation des activités commerciales entravées par des infrastructures inadaptées, comme les stations-service situées sur des terrains destinés aux marchés.
Réforme fiscale et industrialisation
Au-delà de la question des infrastructures, le candidat du Parti démocratique populaire (PDP) a promis une refonte totale du régime fiscal local. Qualifiant les taxes actuelles d'« excessives et exploitatrices », il a fait de la suppression de ces prélèvements multiples un axe majeur de son programme, sous le slogan « No More Tax ». Parallèlement, M. Nnaji ambitionne de lancer un vaste programme d'industrialisation axé sur les secteurs du ciment, de l'acier, du fer et du pétrole, avec pour objectif de créer des pôles économiques urbains générateurs d'emplois sur deux ans.
Un contexte politique sous tension
Ces promesses interviennent dans un climat électoral marqué par les attentes des communautés non-indigènes, qui réclament une meilleure reconnaissance de leur contribution à l'économie locale. Toutefois, la candidature de M. Nnaji est assombrie par des procédures judiciaires en cours. L'ancien ministre fait face à des poursuites engagées par la Commission indépendante des pratiques de corruption (ICPC) pour des faits présumés de faux et usage de faux concernant ses diplômes universitaires, une affaire qui avait déjà conduit à sa démission du gouvernement fédéral en octobre dernier.