Enseignants de l’UE : le Luxembourg mène le classement salarial 2024‑2025, tandis que la Slovaquie et la Hongrie restent à la traîne

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 56 lectures
Enseignants de l’UE : le Luxembourg mène le classement salarial 2024‑2025, tandis que la Slovaquie et la Hongrie restent à la traîne

Le Luxembourg se démarque comme le meilleur payeur d’enseignants de l’Union européenne pour l’année scolaire 2024‑2025, alors que la Slovaquie, la Hongrie et la République tchèque affichent les rémunérations les plus modestes, d’après les données d’Eurydice.

Luxembourg en tête du classement salarial

Selon le réseau d’information sur l’éducation financé par la Commission européenne, les professeurs luxembourgeois perçoivent entre 55 000 € et 62 000 € en début de carrière, et entre 97 000 € et 109 000 € lorsqu’ils atteignent le sommet de l’échelle salariale. Ces fourchettes dépassent largement celles observées dans les autres États membres, quel que soit le niveau d’enseignement concerné.

Les pays où les salaires restent les plus bas

À l’opposé, la Slovaquie, la République tchèque et la Hongrie occupent les dernières places du classement. En fin de carrière, les enseignants slovaques gagnent entre 18 000 € et 22 000 €, tandis que leurs homologues hongrois et tchèques perçoivent jusqu’à 27 000 €. Au début de leur parcours, les professeurs grecs et slovaques touchent les salaires les plus faibles, plafonnés à environ 17 000 €.

Durée d’évolution de carrière : de la Finlande au Danemark aux 40 ans ailleurs

Eurydice indique que, dans 11 États membres, il faut entre 31 et 40 ans pour qu’un enseignant atteigne le niveau salarial maximal, selon le niveau d’enseignement. Le Danemark et la Finlande sont les seules exceptions, où l’accès au sommet peut se faire en moins de dix ans, reflétant des systèmes de promotion plus rapides.

Conséquences sur l’attractivité du métier et les résultats scolaires

Une rémunération plus élevée est identifiée comme un levier essentiel pour attirer et retenir les talents dans l’Éducation. Une étude de l’OCDE publiée en 2025 montre que des salaires plus compétitifs contribuent à l’amélioration des performances des élèves. Les pays qui enregistrent les plus fortes progressions salariales entre le début et la fin de carrière – Chypre, Portugal, Pays‑Bas et Slovénie – pourraient ainsi bénéficier d’un effet positif sur la qualité de l’enseignement.

Situation française : moyenne salariale et évolution face à la crise du coût de la vie

En France, le ministère de l’Éducation nationale indique qu’un enseignant moyen perçoit 3 090 € nets par mois en 2024, chiffre qui regroupe l’ensemble des statuts (professeurs des écoles, certifiés, universitaires, etc.). Cette moyenne n’inclut pas les contractuels, qui représentent 8 % du personnel et sont les moins bien payés. Par ailleurs, la France figure parmi les cinq pays de l’UE dont les salaires n’ont pas suivi l’inflation, affichant une légère baisse de 0,61 % entre les années scolaires 2023‑2024 et 2024‑2025. Seules la Roumanie, la Slovaquie, l’Italie et la Communauté française de Belgique ont enregistré des baisses plus importantes.

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